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Ibrahima Thioub, recteur de l’Ucad.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida) ont signé, hier, une convention dans le cadre du projet «Ucad rural». Cela rentre dans le cadre de l’application des conclusions des 11 décisions présidentielles prises lors de la concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar veut rompre avec son système classique, du moins avec une partie. C’est-à-dire l’enseignement général suivi par les étudiants. L’Ucad tend vers la professionnalisation au sein de son espace. Cela rentre dans l’optique de l’application des 11 décisions présidentielles prises lors de la concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur. Il s’agit entre autres de la professionnalisation, l’orientation des sciences, des mathématiques, l’ingénierie, la technologie. Mais aussi de la mise en place de formations de courte durée dans ces domaines, l’ouverture de l’université à la société. Autrement dit, des formations qui répondent aux besoins de notre économie, de notre société, de nos cultures. Pour ce, les autorités universitaires de Dakar ont mis en place le projet «Ucad rural». Pour mieux concrétiser leur ambition, une convention a été signée avec l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida).
Hier, lors de la signature, le recteur de l’Ucad a indiqué que l’objectif est de produire des étudiants employables directement. Pour le Pr Ibrahima Thioub, «la mise en œuvre de cette convention permettra à nos étudiants et à nos enseignants de pouvoir faire de l’application sur le terrain dans les infrastructures mises en place par l’Anida, les fermes agricoles. Et nos étudiants qui seront formés dans les domaines des sciences et de la technologie agricole vont pouvoir utiliser ces fermes pour des lieux d’application et de recherches».
C’est ainsi que, informe le recteur, le projet pilote a été lancé à Niakhène dans la région de Thiès. De l’avis du Professeur Karamoko Diarra, coordonnateur du comité de pilotage «Ucad rural», ce projet va profiter aux intellectuels, mais aussi aux agriculteurs. Il dit : «L’objectif de ce projet est de faire du site de Niakhène un campus de rencontres et d’échanges entre les académiques et les autres acteurs. Deuxièmement, c’est une plateforme de production, d’appui au développement socio économique et d’appui institutionnel aux communautés.»
Le choix porté sur le milieu universitaire pour la réalisation de ce projet n’est pas fortuit, en à croire Malick Sarr, directeur de l’Anida. Il explique : «Nous sommes aujourd’hui en quête d’une agriculture performante qui va contribuer de façon significative à la croissance économique.» Selon lui, aujourd’hui, cette équation de la production agricole ne peut pas être résolue sans la contribution d’aspects liés au progrès technique, organisationnel et technologique. Toujours selon le Dg de l’Anida, il faut passer par le milieu universitaire pour trouver ces éléments.
msakine@lequotidien.sn

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