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Serigne Cheikh Gaïndé Fatma, nouveau khalife général de Taif, est un homme religieux de son temps. Parfait polyglotte, ayant eu son Bac à l’âge de 40 ans, le guide religieux est un producteur agricole prospère et entrepreneur réputé.

Serigne Cheikh Gaïndé Fatma est un marabout moderne. Il a suivi les pas de son père qui avait fait de la recherche du savoir son credo. C’est l’une des raisons qui expliquent que Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, qui a décroché le Baccalauréat à l’âge de 40 ans, ait envoyé tous ses enfants à l’école française après qu’ils aient fait leurs humanités dans l’apprentissage du Coran, perpétuant le legs de leur aïeul Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Son fils Abdourahmane n’a pas dérogé à la règle. Né en 1949, le troisième khalife de Gaïndé Fatma est un polyglotte. Haut cadre, le petit-fils de Sidy Alboury Ndiaye (il est le fils de Sokhna Khar Sidy Ndiaye) a séjourné au pays de l’Oncle Sam où il a fait des études supérieures. Diplômé, il est revenu au pays pour investir dans le privé. Entrepreneur, producteur agricole, le troisième khalife de Gaïndé Fatma entretenait des rapports particuliers avec Seri­gne Mourtada Mbacké et son fils Serigne Mame Mor avec lequel il voyage souvent aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde. Courtois, il est décrit par ses connaissances comme un homme de fort caractère, qui n’aime pas qu’on le pistonne. Grand de taille, noirceur d’ébène, il est, d’après Mamoune Diop, un homme simple et affable : «Il est très accessible, pieux et de grande ouverture d’esprit. Il participait à tous les événements organisés par la communauté mouride. Il entretient des rapports privilégiés avec tous les chefs religieux mourides… Il a fait du travail son sacerdoce parce que c’est une personne qui est très indépendante.» Dé­sor­mais, c’est son heure de gloire.

badiallo@lequotidien.sn

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