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Siraba Ogoula est une jeune sénégalo-gabonaise de 21 ans, passionnée de mode et de mannequinat. En début 2016, elle participe au concours Miss Gabon diaspora et en sort première dauphine. Tout récemment, elle a pris part au concours Miss monde international, où près de 23 nationalités concouraient. En attendant de tenir sa couronne, Miss Ogoula «défile» contre les violences faites aux femmes et milite pour l’intégration de la femme africaine !

«Ce n’est pas parce que nous sommes femmes, que notre place doit être au foyer. Nous pouvons nous battre pour obtenir ce qu’on veut. Et tout autant que les hommes, nous avons le droit d’être éduquées et de travailler.» Ces propos sont ceux du jeune mannequin, Siraba Ogoulo. Fervente militante de l’intégration de la femme, la sirène sénégalo-gabonaise ne cesse, depuis qu’elle s’est lancée sur les podiums, de plaider la cause des femmes. Son histoire avec les femmes commence en début 2016. Candidate à l’élection Miss Gabon diaspora, la jeune âgée alors de 20 ans, a usé de tous ses charmes et d’un discours fort sur l’intégration de la femme pour convaincre le jury de faire d’elle la première dauphine. «Certes la femme doit gérer sa famille, mais elle ne doit pas rester au foyer sans rien faire. Certes, nous ne pouvons pas être au même pied que les hommes, mais nous pouvons porter notre touche personnelle», continue-t-elle à plaider se croyant toujours devant un jury.

Défenseur des femmes battues
A côté de la bataille pour l’intégration des femmes, la jeune nymphe porte aussi le combat des femmes battues. Ayant elle-même subi les coups d’un homme violent, Siraba Ogoulo veut briser le silence et mettre définitivement un terme à ce fléau. Si elle ne s’épanche pas sur son cas, elle raconte qu’au cours du concours Miss international, elle a défendu ce thème, rajoutant : «Ce n’est pas parce que nous sommes femmes que nous devons être battues.» D’une voix étranglée, elle aborde la violence faite aux femmes et espère peser de tout son poids pour que ces dernières sortent du silence dans lequel elles s’emmurent, qu’elles aillent porter plainte pour qu’enfin ce fléau soit aboli. Mais son discours, aussi poignant soit-il, n’a pas su convaincre le jury de Miss monde international qui n’a pas élu Siraba Ogoulo.

La plaidoirie se poursuit
Son échec face au jury de Miss monde international ne refroidit pas ses ardeurs. Siraba Ogoulo continue son speech sur les femmes. Lors de ses défilés, elle ne rate jamais l’occasion de conscientiser. Elle, qui rêvait depuis toute petite de défiler devant tout le monde, d’être vue et d’être appréciée par tout le monde, a accompli ses rêves et apprivoisé ses craintes de débutante pour porter la voix des femmes.
Elle est toutefois consciente de la lourdeur de la tâche et invite les jeunes mannequins, comme elle, à défaire les nids de stéréotypes les concernant. «On dit généralement que les mannequins sont des têtes bien faites et des cranes vides. Ce n’est pas vrai, parce qu’au niveau des concours, j’estime avoir pertinemment répondu à toutes les questions qu’on m’a posées. Et bien défendu les thèmes qui m’étaient proposés concernant l’intégration de la femme en Afrique et les femmes battues.» Elle met en garde les mannequins surtout contre les nombreuses tentations. «Si tu n’a pas la tête et si tu es vraiment facile, tu vas te perdre et perdre ta dignité.»
aly@lequotidien.sn

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