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Les femmes ont investi beaucoup de domaines. Bien qu’elles se soient distinguées dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (Tic), leur présence dans la programmation et dans l’administration web fait encore défaut.

Il n’y a certes pas de sot métier, mais il semblerait bien qu’au Sénégal, qu’il y ait des mé­tiers «hominisés». La programmation des sites Web consiste à développer des plateformes, des applications dans la sphère digitale. Investir ce domaine requiert une certaine aise dans la science et la technologie, car il s’agit d’une filière tentaculaire de l’informatique.
Le langage informatique constitue un système technique assez complexe qui réduit l’envie de plusieurs étudiants tentés par le développement web. Epousant le contexte sénégalais, les femmes sont très tôt découragées par la base du système de langages. En fait, il nécessite beaucoup d’attention pour la maitrise effective du domaine, et les femmes sont soumises aux règles de la société. Cette dernière confine la femme à la tâche de gestion de foyer. au vu de ces considérations, elles ne s’aventurent pas sur ce terrain, même si, dès la deuxième année de formation, on est fonctionnel. Au-delà de ces considérations, certaines ont suivi leur passion pour l’informatique. Jeune voilée, Bineta est une développeuse dans une société de la place. Elle reconnaît le manque de temps mais reste convaincue de sa passion pour son domaine.  «Ce n’est pas facile, la programmation est trop compliquée, ça demande beaucoup de temps et de la concentration mais l’amour que je porte à l’informatique me soutient dans l’exercice de mon activité», explique-t-elle.
«Une femme qui gère son foyer et qui passe tout son temps devant son ordinateur est très mal vue par la société», souligne Abdou­rah­mane Diop, développeur et administrateur Web. Pour ce jeune adepte des Tics, il est regrettable de ne pas compter autant de femmes que d’hommes dans le métier. Il révèle que les pistes de solutions sont en train d’être dégagées à travers les annonces d’emplois par les pourvoyeurs.  «Les femmes sont privilégiées, dans les annonces on note de plus en plus une spécification du genre. Elles peuvent dénicher facilement un travail», constate-t-il.
Les entreprises sénégalaises lancent de plus en plus des initiatives pour accompagner l’entrée en masse des femmes dans ce secteur. Elles vont jusqu’à ouvrir des concours pour femmes ayant lancé une Startup…
«Il faut fortement sensibiliser les femmes et les jeunes à intégrer le milieu, le monde est actuellement fortement digitalisé», lance Bineta, qui soutient recevoir toute l’aide nécessaire de la part de ses collègues hommes.
En interrogeant l’histoire de la programmation web, le premier programmeur était une femme britannique. Ada Lovelace a écrit le premier algorithme destiné à être exécuté par une machine. Actuel­lement, un sondage américain renseigne que les femmes ont un salaire inférieur de 20% de moins que les hommes dans le métier de la programmation aux Etats-Unis.

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