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Dans la dernière ligne droite de sa campagne, le candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine, Abdoulaye Bathily s’est entretenu avec les étudiants. Il leur a expliqué «qu’on ne peut trou­ver une solution en suivant la logique de Berlin des Etats-na­tions» et les invite à se battre pour inverser la dynamique actuelle en Afrique.

«Si des grands ensembles ont pu supprimer la pauvreté  des millions de personnes, il n’y a pas de raison que l’Afrique n’y arrive pas.» Cette phrase de Ebrima Sall, le secrétaire exécutif du Codesiria, le candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine, dont l’élection est prévue le 30 janvier à Addis Abeba, y croit dur comme fer. Et pour y parvenir, «on ne peut trouver une solution en suivant la logique de Berlin des Etats-nations ». Ainsi, Bathily demeure convaincu que c’est dans l’unité que l’Afrique trouvera son salut. C’est pourquoi, propose-t-il «de changer cette logique en un nouveau paradigme ». Il y va de notre identité. «Il faut faire un effort collectif pour enclencher le processus de réhabilitation», a invité Bathily, des populations africaines à s’investir dans ce combat, hier lors d’une conférence dont le thème l’Union africaine, quelles pers­pectives ? Partant du constat que «la cartographie de l’Afrique est minée par les guerres, la crise etc.», Bathily interpelle «tout Africain conscient pour mettre fin à cette blessure». Evidem­ment, c’est la Com­mission africaine dont il veut briguer la présidence qui est le plus à même de remplir cette mission. Pour le candidat Bathily, si «nous sommes tous» complices du retard de l’Afrique, «les manquements dans la gouvernance politique, économique, sociale et culturelle» sont les problèmes de l’heure actuelle. C’est ainsi qu’il «est fondamental d’instaurer un dialogue permanent avec les Etats, les sociétés civiles et l’Union africaine». Cela, à en croire le candidat Bathily, passe par «un organisme de relais» qu’il va mettre en place une fois élu. Du moins, c’est comme ça qu’il a présenté devant les étudiants de l’Ucad son programme social. En ce qui concerne l’économie, «l’Afrique exportatrice de matières premières doit être arrêtée ». En industrialisant le continent par l’addition des efforts, Bathily veut faire de l’intégration économique, une réalité. Mais «ceci ne peut se faire en recevant des investisseurs étrangers. Il faut créer une base sociale de véritables entrepreneurs pour faire face à la demande d’emplois».
Selon Bathily, c’est un préalable «à la transformation structurelle».  Car l’Afrique a signé les Ape et entre temps la donne a changé. «Après le Brexit, et le changement d’administration aux Usa que devons-nous faire ?», s’est interrogé Bathily avant de déclarer qu’une «réflexion stratégique par rapport au défi est incontournable sinon nous allons continuer comme ça».
mgaye@lequotidien.sn

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