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Le Grand parti (Gp) n’a pas peur du parrainage. Toutefois, il ne va pas être «complice de cette forfaiture». Malick Gakou, le président du Gp, l’a déclaré hier en présentant le Programme alternatif suxxali senegaal (Pass) pour la conquête du pouvoir.

«Le Grand parti n’a pas peur du parrainage. Mais il ne va pas être complice de cette forfaiture. Nous demandons au régime du Président Sall d’instaurer les conditions d’une démocratie fiable pour aller vers une élection libre et transparente.» C’est l’appel lancé hier par Malick Gackou, président du Grand parti (Gp). Avant de demander de la manière la plus solennelle, à M. Sall, «de mettre cette loi sous le paillasson pour éviter à notre pays des convulsions». En marge de la cérémonie officielle de présentation de son Programme alternatif suxxali senegaal (Pass), qui constitue pour lui une stratégie pour être élu à la tête de la République du Sénégal, il a affirmé : «Je peux vous assurer qu’en 2019, je battrai Macky Sall dès le 1er tour pour changer la donne.» Il a indiqué : «Vous avez entendu les tenants du pouvoir dire que le Président Sall va passer au premier tour. Bien évidemment, il va passer au premier tour, nous avons créé le Pass pour faire passer Macky Sall au 1er tour, et repêcher le Sénégal.»
Malick Gakou promet avec ce programme, de donner à chaque nouveau-né, 25 mille Cfa de prime de naissance. La couverture maladie universelle, qui se limite actuellement aux enfants âgés de 0 à 5ans, sera allongé jusqu’à 12 ans. Il s’engage aussi à donner à tous les jeunes de 18 à 30 ans, un revenu minimum d’insertion de 120 mille Cfa. La bourse des étudiants passera de 36 mille à 50 mille Cfa, 600 mille seront remis aux retraités par an. Au-delà de l’aspect social, le Pass va garantir aux agriculteurs des engrais disponibles, mais également toute leur production sera rachetée, des infrastructures seront construites, une banque nationale pour le développement de la promotion féminine, dotée d’un budget de 100 milliards Cfa sera mise en place.
Il faut noter que M. Gackou n’a pas manqué par ailleurs, d’affirmer son soutien à Khalifa Sall, maire de Dakar, ainsi qu’à Barthelemy Dias et Karim Wade, exilé depuis un moment. «Nous devons avoir un régime démocratique où tout le monde doit «compétir»», a-t-il dit sous les applaudissements de ses sympathisants venus nombreux.

mfkebe@lequotidien.sn

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