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Dans le cadre de la réforme de l’Adminis­tration pour la rendre beaucoup plus performante et efficace, le Programme d’appui à la modernisation de l’administration (Pama) va être lancé ce matin. Dans un document, le ministère de la Fonc­tion publique est revenu sur les résultats attendus avec la mise en œuvre de ce programme.

Le Programme d’appui à la modernisation de l’administration (Pama) va être lancé aujourd’hui par le président de la République. Ce programme entre dans le cadre de la politique de réforme de l’Adminis­tration qui est «la quatrième priorité du chef de l’Etat pour son second mandat». Le document, réalisé par le ministère de la Fonction publique en prélude à cet événement, renseigne que le Pama «touche l’essentiel du spectre public». Ledit programme, informent les services du ministère, est structuré «autour de trois grandes composantes». Il s’agit pour la première composante de «l’optimisation du cadre organisationnel de l’Administration qui adresse les problèmes de structuration des organisations, de déconcentration et de décentralisation des centres de décisions publics». La seconde va concerner «l’amélioration de la qualité des services aux usagers, qui concoure à renforcer la gestion axée sur les résultats, la transparence, la bonne gouvernance et la qualité des services rendus aux populations». Et la troisième vise la «professionnalisation des ressources humaines de l’Etat, à renforcer les capacités des agents et à promouvoir les principes et les valeurs du service public dans la conduite des politiques publiques et la délivrance des services publics de tous les jours». Selon le ministère de la Fonction publique, «la mise en œuvre des actions retenues dans chacune des composantes vise à accroître les capacités de l’Administration par l’intégration de l’agent public et de l’usager dans la réalisation des objectifs d’émergence». Le Pama qui sera lancé aujourd’hui, informe le ministère, est basé «sur la démarche de la gestion axée sur les résultats». Ainsi, il est souligné que les résultats attendus concernant la première composante, c’est d’avoir «les structures de l’Administration optimisées, les responsabilités et les capacités des structures déconcentrées accrues, le cadre institutionnel et les capacités d’intervention des collectivités territoriales renforcés». Il est aussi prévu «une approche collaborative de délivrance des services administratifs améliorée». Pour la composante 2, il s’agit de mettre la  qualité des services offerts aux usagers au centre de la gestion publique, de rendre «la gestion des finances publiques conforme aux directives de l’Uemoa, d’alléger, de simplifier, de dématérialiser les procédures administratives, les rendre plus rapides et à moindre coût». Il sera aussi question de faciliter «l’accès aux services et de renforcer la relation entre l’Admi­nistration et les usagers». La finalité, c’est de rendre la «gestion des ressources humaines de l’Etat moderne, équitable et efficace». Pour la composante 3 du projet, les résultats attendus sont de voir «les effectifs et les compétences être en adéquation avec les besoins organisationnels, l’éthique et les valeurs des agents de l’Etat conformes aux nouvelles exigences, les conditions de travail des agents de l’Etat améliorées et la culture du résultat, de la performance et de la responsabilité partagée». Le document du ministère de la Fonction publique ne dit pas par quel moyen et par quel mécanisme les actions seront menées pour arriver aux résultats souhaités depuis des années. La cérémonie de lancement du programme qui aura lieu aujourd’hui édifiera peut-être l’opinion.
dkane@lequotidien.sn

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