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Le gouvernement va réaliser une étude d’impact des réalisations du Programme d’appui à la sécurité alimentaire à Louga, Matam et Kaf­frine. De cette étu­de, va dépendre la deu­xième phase de ce projet démarré en mars 2014.

La deuxième phase du Projet d’appui à la sécurité alimentaire (Pasa/Lou-ma-kaf) dépend de son impact sur le terrain. Ce programme qui s’est déroulé à Louga, Matam et Kaffrine va faire l’objet d’une étude d’impact. D’après le coordonnateur du Pasa, ce travail sera dévolu à des structures qualifiées dans le domaine à savoir l’Université de Thiès, l’Université de Dakar et 2 cabinets. Ce pour voir si «ces réalisations ont impacté positivement ou négativement les populations», a fait savoir Dr. Moustapha Diaw hier au cours d’une rencontre de présentation du projet dans le cadre de la Foire internationale de Dakar (Fidak).
Avec un budget de 25 milliards de francs Cfa financé par le Programme mondial de l’agriculture et de la sécurité alimentaire (Gafsp) à hauteur 81%, la Banque africaine de développement (Bad), 6% et l’Etat du Sénégal pour 12%, le Pasa vise à renforcer durablement la sécurité alimentaire et à réduire la pauvreté par l’accroissement des revenus des petits producteurs (agriculteurs et éleveurs) et des femmes en particulier, dans sa zone d’intervention.
Lancé en mars 2014, le projet comptabilise aujourd’hui un bilan jugé satisfaisant. «On nous avait assigné de mettre en place 36 fermes agricoles où évolueraient des producteurs. On en a mis 46. L’eau de surface, eau de ruissellement eau de pluie, etc. pour les capter et les mettre à la disposition des agriculteurs. On nous avait assigné de mettre 14 ouvrages de bas fond, on en a mis 20. Ces ouvrages sont faits pour la riziculture et le maraichage», a expliqué le coordonnateur du Pasa, précisant que «18 forages pastoraux sont en cours de finition».
D’après Dr Moustapha Diaw, l’accès à l’eau garantit la productivité du cheptel et permet de «sécuriser les systèmes de production car c’est plus de production animale en termes de viande et de lait». De ce point de vue, le Pasa «contribue à diversifier la productivité agricole». «On travaille à consolider et à transformer structurellement l’agriculture qui est un des objectifs du Pse», a conclu Dr Diaw.

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