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Baïdy Agne, président de la Commission d’organisation du Dak’Art.

Le secteur privé national se réjouit du Programme de résilience économique et sociale annoncé par le Président Macky Sall dans son message à la Nation du 3 avril 2020. Ce programme vise à «renforcer le système de santé et soutenir les ménages, la diaspora, les entreprises et leurs salariés».

Le privé national décerne une note satisfaisante à Macky Sall. «Je suis très satisfait de l’adresse du Président, d’une façon générale et particulièrement sur son volet économique», a déclaré hier le président du Conseil national du patronat (Cnp), joint par téléphone. Baïdy Agne explique : «Nous trouvons toutes les annonces absolument satisfaisantes, qu’elles soient d’ordre fiscal, d’ordre de soutien aux secteurs impactés directement et que ce soit d’ordre de soutien à l’économie d’une façon générale, tout secteur confondu. Nous avions à différents moments pris position par rapport à cette pandémie et nous avions suggéré des mesures que nous devrions prendre, d’ordre fiscal, social et sur l’économie. Et ce sont toutes les mesures que nous retrouvons nous-mêmes dans le discours du président de la République». Pour M. Agne, «le président de la République a pris toute la mesure de la question économique et sociale…».
Les opérateurs économiques n’ont ainsi aucune inquiétude. «Nous n’avons pas d’inquiétude. Nous pensons que la mobilisation des ressources se fera et l’Etat est tout à fait engagé à sauver l’économie du pays et, à travers l’économie, soutenir les salariés et les ménages de façon générale», soutient le président du Cnp.
Pour atténuer les effets du Covid-19 sur l’économie nationale, l’Etat a mis en place un programme de résilience économique et sociale, afin de «renforcer le système de santé et soutenir les ménages, la diaspora, les entreprises et leurs salariés».
«L’Etat sauvegardera la stabilité macroéconomique et financière pour soutenir le secteur privé et maintenir les emplois à travers un programme d’injection de liquidités assorti de mesures fiscales et douanières. Ainsi, 302 milliards seront consacrés au paiement dus aux fournisseurs de l’Etat», a promis le chef de l’Etat.
De l’avis de Amadou Seck, président de l’Union des prestataires, des industriels et des commerçants (Upic), cette enveloppe de 302 milliards consacrés au paiement dus aux fournisseurs de l’Etat permettra aux entreprises de souffler un peu et de pouvoir amorcer une nouvelle dynamique. «Cette mesure est à saluer», a dit M. Seck à nos confrères de la Tfm.

«…En phase avec l’Etat»
L’Etat procèdera, entre autres, «au remboursement des crédits de Tva dans des délais raccourcis pour remettre de la trésorerie aux entreprises.
Des remises et suspensions d’impôts seront accordées aux entreprises qui s’engageront à maintenir leurs travailleurs en activité pour la durée de la crise, ou à payer plus de 70% du salaire des employés mis en chômage technique pendant cette période.
Cette facilité de trésorerie concerne les retenues opérées sur les salaires et les cotisations sociales que les entreprises du secteur privé versent à la Caisse de sécurité sociale et à l’Ipres.»
Mais en contrepartie, prévient le Président Sall, les entreprise «devront s’engager à maintenir les salaires de leurs employés ou à payer plus de 70% du salaire des employés mis en chômage technique…».
A ce propos, rassure Amadou Seck, «on est en phase avec l’Etat. Le privé va tout faire pour maintenir le maximum d’emplois afin de permettre au système économique de tourner pleinement. Le secteur privé a toujours pris en compte l’intérêt des travailleurs».
La pandémie aura des effets néfastes sur l’économie mondiale. L’Afrique, par exemple, voit son Produit intérieur brut (Pib) baisser drastiquement. Et le Sénégal n’est pas en reste. Comme le Président l’a annoncé, la croissance du pays en fin d’année 2020 sera à moins de 3%.
Les dépenses liées au Programme de résilience économique et sociale seront couvertes par le Fonds de riposte contre les effets du Covid-19 (Force-Covid-19) doté de 1 000 milliards de francs Cfa, financé par l’Etat et des donations volontaires.
Le secteur privé national y a contribué à hauteur de 9 milliards de francs Cfa, selon les services du ministère des Finances et du budget.

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