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Le président du Mouvement citoyen pour le développement économique et social du Sénégal (Mcdess) demande à l’Etat d’intégrer la cité du rail dans le plan de développement du programme de Train express régional (Ter). Abou Bâ, par ailleurs chef du service régional de la statistique et de la démographie de Saint-Louis, lançait, ce week-end, à Thiès, les activités de sa nouvelle structure.

«Nous demandons que dans le plan de développement du programme de Train express régional, la région de Thiès ne soit pas laissée en rade, parce que ceci est une très bonne chose non seulement pour la région, mais également pour l’ensemble des autres circonscriptions régionales desservies par le réseau ferroviaire». C’est l’avis de l’Ingénieur statisticien démographe en service à l’Agence nationale de la statistique et de la démographique du Sénégal (Ansd), Abou Bâ, qui s’exprimait à l’occasion du lancement des activités de son «Mouvement citoyen pour le développement économique et social du Sénégal (Mcdess)», ce samedi, dans la cité du rail. Selon lui, le Ter est une «excellente initiative», cependant, le gouvernement ne doit pas oublier «l’existant». À savoir «les rails qui existent déjà et faisaient vivre bien des villes comme Thiès, Guineguinéo, Gossas, Kébémer, etc., lesquelles vivaient, en partie, à travers le train». Le Mcdess veut «jouer un rôle de sentinelle, afin d’encadrer les Sénégalais pour arriver à bon port vers l’idéale de l’émergence», explique le chef du service régional de la statistique et de la démographie de Saint-Louis, qui est revenu sur «les objectifs du millénaire pour le développement (Omd), avec pour principal objectif la réduction de la pauvreté de moitié dans le monde». Ainsi et pour réaliser un tel objectif par le biais de l’éducation, la santé, l’économie et la bonne gouvernance, l’Ingénieur statisticien démographe indique: «Chaque pays était chargé d’élaborer de manière participative un document de planification. C’est dans cette mouvance que le Sénégal, à l’instar des autres pays africains, a élaboré, entre 2000 et 2012, les documents de stratégie de réduction de la pauvreté au Sénégal et de politique économique et sociale». Il souligne qu’en «2012, avec le changement de régime, le ‘’Yoonu yokkuté’’ a été proposé par les nouvelles autorités pour booster la croissance. Cependant, depuis l’année 2014, tous ces documents ont été condensés en un seul autour du Plan Sénégal émergent. Lequel, structuré en 3 axes, en prend compte dans toute sa dimension avec la trilogie : ‘’Population-Dévelop­pe­ment-Environ­ne­ment’’». Un plan qui tient en compte, rappelle Abdou Bâ, l’évolution démographique de la population qui a entamé sa transition démographique. Il pense ainsi que «cette baisse de la mortalité et la fécondité va sans nul doute amener un bonus démographique. Un bonus accompagné par de bonnes politiques sur le capital humain, sur l’emploi des jeunes et sur la bonne gouvernance, qui va facilement nous permettre de capter le premier dividende démographique. Une capture qui est une condition nécessaire pour pouvoir prétendre au développement via l’émergence». Dans ce contexte, justifie M. Bâ, «des citoyennes et citoyens sénégalais ont décidé de créer le  Mcdess pour accompagner ce processus. Un accompagnement qui se fera à travers plusieurs activités à l’endroit de tous les citoyens. Notamment la sensibilisation sur l’opportunité de développement qui est en train de s’offrir aux pays africains en général et le Sénégal en particulier à travers des conférences, forum, thé débat…». Il est également, prévu, «la formation des femmes à travers des séminaires, ateliers et conférences sur les gestions de projets en agriculture, élevage, pisciculture, aviculture, ainsi que tous les autres projets en vue de l’autonomisation de la femme». S’y ajoute «la formation professionnelle des jeunes exclus du système éducatif formel». Sans compter «la sensibilisation et la formation des femmes sur la santé de l’enfant et de la mère, mais aussi, des citoyens sur la médecine préventive et la sécurité. L’enca­dre­ment des élèves, et particulièrement les jeunes filles, à travers des cours de vacances et de renforcement, afin de les orienter vers les filières scientifiques, en vue de renverser la tendance, ne sera pas en reste…».
nfniang@lequotidien.sn

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