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Soucieux du respect des droits de l’Homme dans ce contexte marqué par la découverte de ressources naturelles, le Comité sénégalais des droits de l’Homme (Csdh) a mis en place hier le portail numérique de l’Observatoire national pour le respect dans le secteur extractif.

Après les découvertes pétrolière et gazière au Sénégal,  le Comité sénégalais des droits de l’Homme (Csdh) renforce ses capacités pour protéger les populations concernées. Elle a procédé hier au lancement du portail numérique de l’Obser­vatoire national pour le respect des droits de l’Homme dans le secteur minier. A travers observatoire, ladite structure veut être plus visible et plus présente auprès des citoyens qui pourront s’informer, contribuer et participer en donnant leurs avis sur maintes questions relatives à ce secteur. Une innovation qui permettra de se rapprocher des populations qu’ils sont susceptibles de protéger. «Le portail numérique que nous venons de lancer est d’une importance capitale dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’Homme, surtout pour ce qui concerne le secteur extractif, mais plus particulièrement avec la découverte du gaz et du pétrole. Ses activités ne sont pas sans porter préjudices aux droits humains», affirme Me Pape Sène, président du Comité sénégalais des droits de l’Homme. Il promet qu’avec cette plateforme, les personnes concernées seront moins exposées. «Les populations qui sont au cœur de ces activités minières doivent être protégées dans le cadre de ses droits respectifs. Le portail va permettre d’être un centre de documentation pour les universités et autres, permettre aussi le partage d’expériences et mettre en exergue de façon beaucoup plus opérationnelle la situation atroce des droits humains. C’est un miroir d’observation pour ce qui concerne la situation spécifique des droits de l’Homme.» Le Csdh compte aussi veiller à la préservation des ressources naturelles du pays car, selon lui, elles appartiennent au Peuple et doivent être utilisées pour améliorer leurs conditions. Quant à Andrea Aury, représentant du Haut-commissariat des droits de l’Homme, il estime que cette innovation va permettre de vulgariser les actions qui entrent dans le cadre de la préservation des ressources naturelles, surtout avec les nouvelles découvertes, mais aussi le combat pour la promotion des droits de l’Homme. Pour Aïssatou Ndoye de la direction des Hydrocarbures, «la création du Cos-Petrogaz et du ministère du Pétrole et du gaz prouve l’intérêt particulier que le gouvernement accorde à ce secteur».
Stagiaire

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