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La première série de projections des courts métrages en compétition au Clap Ivoire 2017, s’est déroulée hier au cinéma Majestic. Une place dans l’avion, la fiction sénégalaise a été fortement appréciée par le public ivoirien fasciné par le personnage de Moussa interprété par Cheikhou Guèye alias Saneex.

Dans la salle Majestic, le silence était devenu roi, les yeux scotchés sur l’écran. Tout le monde était impatient de découvrir le film à projeter. Les premières images montrent Moussa, le personnage principal allongé sur sa natte et écoutant sa radio. Son caftan encore moins sa posture, n’ont rien de drôle. Le personnage lui-même n’a rien d’extraordinaire. Mais l’intérêt pour Moussa devenait de plus en plus grandissant dès qu’il a enfilé son costume jaune et s’est apprêté à rejoindre l’avion. Le public, qui jusque-là suivait calmement ce court métrage de Khadidiatou Sow, ne pouvait plus se garder de rire. La course poursuite qui a suivi avait entrainé la salle dans un fou rire total. Le personnage principal du film, dans ses airs comiques, a fait vivre une drôle d’histoire qui le met en compétition avec des proches, qui tous avait pris la décision d’atterrir à l’aéroport sans visa et prendre un vol pour les Etats-Unis.
Au sortir de la salle de projection, le public ivoirien a salué la pertinence du sujet et le jeu des acteurs. A la question de savoir s’ils ont bien compris le message d’Une place dans l’avion, Kouamé Koffi Aristide répond par l’affirmative. «Ça parle de l’émigration. C’est un appel pour nous. On en parle beaucoup, oui pour dire que l’émigration n’est pas une bonne chose», commente-t-il. Papa Noché, le chanteur, qui a interprété le rôle principal dans la fiction ivoirienne Pile a l’heure, a aussi été fortement impressionné par le jeu d’acteur de Cheikhou Guèye dans le rôle de Moussa. «J’ai trouvé tous les films formidables ! Mais j’ai surtout aimé Une place dans l’avion. J’ai aimé le jeu de l’acteur principal, pendant un moment, on le voit qui écoute comme s’il n’y avait rien et dans un autre, on le découvre sous une autre facette.» Cet accueil des cinéphiles a beaucoup plu à la réalisatrice d’Une place dans l’avion.
Outre ce court métrage, Pile à l’heure, la fiction de l’Ivoirienne Mariam Doumbouya, Brigitte, la fiction du Togolais Gilbert Djoliba et L’Absence, le documentaire de la malienne, Hawa Aliou Ndiaye, ont été également bien appréciés du public. Si le premier a plutôt fait rire le public jusqu’aux éclats, les deux autres ont attendri les cœurs et ému le public. «J’ai beaucoup apprécié Pile à l’heure et le film qui évoquait le thème de l’émigration est très actuel», a mentionné Singue Axel avant de poursuivre : «On est tous obsédés à vouloir aller en Occident, on pense que l’Occident est l’Eldorado, l’eldorado nous-mêmes devons le construire ici, en tant qu’Africains.» La seconde série de projections se fera cet après-midi, parmi les documentaires, celui du Sénégalais El Hadji Demba Dia.

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