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Les élections législatives du 2 juillet prochain constituent un test grandeur nature pour la mouvance présidentielle, tout comme pour l’opposition en direction de la Présidentielle de 2019.

L’année 2016 s’est couchée avec son référendum. 2017 se lève avec les Législatives du 2 juillet. Une année, plusieurs interrogations aussi bien pour le pouvoir que pour l’opposition. Macky Sall devra renouveler sa majorité confortable, gage d’une gouvernance paisible jusqu’à la Présidentielle de 2019. Mais le président sortant de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a-t-il encore le poids du Benno siggil Senegaal de 2012 qui lui avait valu, en tant que 3ème derrière Macky Sall et Wade, de diriger la liste de la majorité ? Le Parti socialiste et Tanor se contenteront-il de la présidence du Haut conseil des collectivités territoriales ? Y aura-t-il une surprise du président de la République venant d’un opposant pour casser la dynamique unitaire de Manko wattu Senegaal ? Va-t-on assister, à défaut d’une cohabitation, à une entrée massive des opposants ? Et quoi encore…
De l’autre côté aussi, les défis à relever sont nombreux. Le Parti démocratique sénégalais, le seul à avoir un groupe parlementaire après Benno bokk yaakaar, va-t-il confirmer qu’il reste la principale formation de l’opposition. Oumar Sarr et Cie vont-ils risquer le test de popularité sous leur seule bannière ? Mais surtout, Karim Wade sera-t-il de retour ? Manko, cette coalition (seulement) politique, réussira-t-elle à faire bloc ? Les individualités également sont dans l’ordre de l’interrogation. Khalifa Sall plongera-t-il seul ou avec des alliés ? Idrissa Seck, qui a vainement tenté d’avoir un groupe, va-t-il risquer un solo peu évident ? Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko récolteront-ils les fruits de leur «victimisation» ? Malick Gackou s’imposera-t-il plus que les effets médiatiques ? Quid de Baldé et Pape Diop ?
Mais à côté de cette bataille pour le contrôle des 150 sièges (ou 160, en attendant l’officialisation) de l’Assemblée, les indépendants auront eux aussi leur mot à dire. Auparavant se pose la question du fichier. Avec le nouveau ou l’ancien, après les polémiques sur la refonte et les opérations d’inscription ? Juillet est si près, si loin. Les uns compteront pour la Présidentielle de 2019. Les autres reviendront sur terre. C’est ce qui fait du 2 juillet un autre référendum.
msakine@lequotidien.sn

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