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La réunion annuelle du comité consultatif du projet Wefe-Sénégal, c’est-à-dire le projet d’appui à la gestion intégrée, problématiques environnementales liées aux ressources en eau et du Nexus eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal, a démarré hier. Au cours de laquelle, l’Omvs et ses partenaires feront l’état des lieux de la mise en œuvre du projet pour se projeter vers les prochaines étapes.

Recueillir des données scientifiques sur le bassin du fleuve Sénégal, c’est le but du projet Wefe. Il s’agit du projet d’Appui à la gestion intégrée, problématiques environnementales liées aux ressources en eau et du Nexus eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal. La réunion annuelle du comité consultatif du projet s’est ouverte hier à Dakar. Après un an d’existence, cette rencontre constitue un moment de discussion et de partage sur la première année de mise en œuvre, mais aussi de présentation et de validation de la feuille de route pour l’année 2019. D’ailleurs, il a été annoncé que les résultats des premiers travaux seront publiés bientôt. De l’avis de Veronica Girardi de la Commission européenne, «pour une gestion intégrée des ressources et assurer une croissance économique qui soit soutenable pour les pays, il est nécessaire de disposer d’une base solide d’information scientifique sur le bassin et de données fiables et actualisées, non seulement pour surveiller les progrès accomplis, mais aussi pour comprendre ce qui reste à faire et avoir la possibilité de prioriser et choisir dans une façon consciente sur quoi et où investir». Elle a aussi souligné que les Odd6 qui ont pour objectifs de garantir l’accès de tous à l’eau, à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau sont encore loin d’être réalisés. Et une gestion intégrée des ressources en eau et une gouvernance de l’eau effective et durable, dit-elle, passe par des institutions appropriées, des cadres législatifs adéquats, des données fiables, le renforcement des capacités et le financement.
Le projet Wefe veut également favoriser le lien eau, énergie et sécurité alimentaire. Parce que le liquide précieux a des liens avec la sécurité alimentaire, l’énergie, le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols. Et aujourd’hui, le monde fait face à des défis tels que la gestion durable de l’eau, un accès durable des populations à l’eau potable et à un assainissement.
D’ailleurs pour le cas de la baie de Hann, l’Union européenne annonce le lancement prochain des travaux d’assainissement. «Au Sénégal, l’Union européenne finance actuellement une vingtaine de projets qui mettent en œuvre des activités de lutte contre le changement climatique dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, du développement durable, de l’environnement. Ces actions concernent la lutte contre la désertification, l’érosion côtière, la protection des mangroves, la lutte contre les trafics illicites pour un montant global d’environ 65 millions d’euro, soit 42 milliards de francs Cfa», a déclaré Plácido Hernandez, de la Délégation de l’Ue.
Le projet Wefe-Sénégal est le fruit d’un partenariat entre l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), le Centre commun de recherche (Ccr), de la Commission européenne et de l’Agence italienne pour la coopération au développement (Aics), avec l’appui financier de la Direction générale pour le développement et la coopération (Devco) de la Commission européenne.
msakine@lequotidien.sn

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