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Dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’entreprenariat féminin et de l’emploi des jeunes (Padef-ej), la Banque islamique de développement (Bid) a mis en place une ligne de financement des activités génératrices de revenus, des micro-entreprises et des Pme de femmes et jeunes filles sénégalaises, d’un montant de 4 milliards de francs Cfa. Ce, par le canal de trois institutions de microfinance, notamment le Crédit mutuel du Sénégal (Cms), l’Alliance de crédit et d’épargne pour la production (Acep) et le Crédit solidaire Afrique (Csa). Mais le niveau de décaissement de ces ressources financières reste bas.
«On est à un taux d’absorption de 10%. C’est encore très faible», a affirmé hier le coordonnateur du Padef-ej. Entre raisons liées à cette lenteur notée dans le décaissement de ces fonds, Mansa Oualy évoque des contraintes au niveau de l’offre dans ces institutions de microfinance chargées de la mise en œuvre de la ligne de financement de type islamique. En effet, leur personnel n’est pas suffisamment formé. Il y a également, selon M. Oualy, des contraintes au niveau du système d’information de gestion des Sfd pour prendre en compte ce nouveau mécanisme de financement. Du côté de la demande, relève le coordonnateur du projet, la cible n’a pas encore suffisamment appréhendé ce concept ; d’où juge-t-il nécessaire de renforcer la sensibilisation, les efforts d’information. «Avec l’accord de principe des partenaires financiers, les mois à venir, on va booster sur une bonne proportion la ligne de financement destinée aux femmes dont le taux d’absorption est encore assez insuffisant, vu le potentiel de l’entreprenariat féminin qu’il y a dans les régions d’intervention du Padef-ej», assure. Mansa Oualy.
Cofinancé par l’Etat du Sénégal et la Bid pour un montant global d’environ 13 milliards de francs Cfa, le Padef-ej vise «à améliorer les conditions de vie des femmes et des jeunes filles» à travers trois composantes. La première concerne cette ligne de financement islamique susmentionnée. La deuxième composante a trait à la «réalisation d’infrastructures et services sociaux de base». S’agissant de la troisième, elle porte sur «le développement des chaînes de valeurs agricoles dans les régions de Louga, Saint-Louis et Matam pour renforcer l’entreprenariat féminin autour des trois filières : riz, lait et ognons avec des opportunités sur la ligne de finance islamique».
En moins de deux ans, le projet a financé 183 projets pour un montant de près de 200 millions de francs Cfa, avec le mécanisme de financement islamique à travers le produit «Mourabaha» où il y a moins de circulation fiduciaire. En effet, explique le coordonnateur, la promotrice ne touche pas du cash. L’avantage c’est d’éviter le détournement d’objet, parce qu’avec la finance conventionnelle, il y a souvent détournement d’objet, c’est-à-dire la bénéficiaire fait autre chose que l’objet initial.

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