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Photo d’illustration.

Assurer  le bien-être des populations rurales par l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement  (Omd), notamment par la réduction de la pauvreté et de la faim (Omd 1) et l’Omd 7 relatif à l’environnement durable. C’est l’objectif du projet de bassins de rétention et de valorisation de forages (Bar­vafor) qui  a été clôturé vendredi dernier, au cours d’un atelier qui s’est tenu à la Somone.
«Après six années de mise en œuvre, le projet Barvafor, fruit de la coopération  entre l’Etat du Sénégal et le Royaume de Belgique, a mis à la disposition des populations de Thiès, Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine, d’importantes infrastructures. Ces nombreux ouvrages des eaux de ruissellement qui sont réalisés et le rééquipement  de plusieurs forages  dans la zone du projet ont permis de développer des activités agro-sylvo-pastorales  de contre saison génératrice de revenus dans le monde rural.  L’intervention du projet cadre parfaitement avec les priorités du département de l’Agriculture qui place la maitrise de l’eau parmi ces axes prioritaires pour l’atteinte des objectifs du Pracas», s’est félicité le représentant du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural.
Au total 27 ouvrages hydro-agricoles  ont été réalisés à la demande de 20 communes bénéficiaires, permettant ainsi de mobiliser 10 millions de m3 d’eau sur plus de 2 000 ha de terres aménageables pour les cultures de contre saison, riziculture ou maraîchage.
«Ce sont des ouvrages hydro-agricoles, des bassins de retenue d’eau, des digues anti sel, des digues de retenue d’eau, des forages. On n’a même travaillé pour la revalorisation  de la mangrove. Tout cela, pour permettre  au Sénégal de commencer la gestion de la maitrise de l’eau, un défi très important. C’est  vrai, pour certains ouvrages, le processus a été long, mais nous sommes très fiers et très heureux de voir les résultats que cela a donnés. C’est-à-dire dans beaucoup d’ouvrages réalisés, on voit vraiment une dynamique autour de ces ouvrages pour valoriser la terre. On  n’a vu la montée de  la nappe phréatique qui a permis le remplissage des puits d’eau qui étaient secs depuis  longtemps. Nous  avons aussi vu la mise en valeur de la riziculture à nouveau dans certains en­droits  depuis  plus de 40 ans. Cela veut dire que ce sont des signes très positifs qui permettent de dire que les ouvrages vont être  valorisés au maximum  et c’est ça le grand défi, parce que le projet a presque uniquement travaillé sur la réalisation des ouvrages. Et heureusement, il y aura une suite, mais la valorisation est le but final pour les populations», a souligné Pierre Lebrun, attaché à la coopération à l’ambassade de Belgique.
Pour la pérennité  de ces ouvrages, le représentant du ministère  de l’Agriculture et de l’équipement rural a exhorté les maires des communes bénéficiaires  d’en  prendre soin.
Après la clôture  de ce projet, le représentant-résident du Ctb, Michel Françoys,   a annoncé  un nouveau programme de  coopération entre la Belgique et le Sénégal. «Nous espérons que nous allons arriver vers un nouveau programme au mois d’octobre. Mais particulièrement pour le Barvafor, nous avons introduit une  fiche de projet qui a été accepté par l’Union européenne sur un financement Trusfund qui travaille par rapport à la migration et grâce à ce financement, nous pouvons être  sûrs  que nous allons continuer à travailler ensemble avec la population autour de chaque ouvrage pour valoriser au maximum avec eux la valeur que cela représente, parce qu’il y a beaucoup de possibilités et c’est ce qu’on va faire dans ce projet sur un financement de 12 millions d’euros,  pour une durée de 5 ans», a dit Michel Françoys.
abciss@lequotidien.sn  

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