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Le Préfet du département de Thiès, Alioune Badara Samb a présidé hier, la rencontre de lancement de la phase de mise en œuvre du Plan d’action de réinstallation (Par) des personnes impactées par le projet de construction de la troisième usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval (Kms3). Un ouvrage réalisé par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) en collaboration avec le Cabinet Hpr Ange consultants dans le cadre de l’approvisionnement en eau de Dakar.

Les personnes impactées par le projet de construction de la troisième usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr (Kms3) seront indemnisées selon les normes de la Banque mondiale et ce avant le début des travaux d’exécution prévus pour fin août. L’assurance est de Babacar Manoumbé Dieng, chef de mission Hpr Ankh consultants, un cabinet qui s’occupe de la mise en œuvre du Plan d’actions de réinstallation (Par) du Kms3. C’était au cours de la rencontre de lancement de la phase de mise en œuvre du Par, qui a regroupé les autorités administratives et locales de la zone d’influence du projet. Il s’agit des départements de Thiès, Tivaouane, Louga, Kébémer et Rufisque. M. Dieng, qui estime le coût de l’indemnisation à 12 milliards de francs Cfa, pour 1 673 personnes affectées par les travaux de pose de canalisation, explique que Kms3 est un projet qui permettra d’atténuer de manière significative, le déficit d’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar. Aussi le projet va raccorder certaines localités, situées en amont, au réseau d’adduction en eau potable. Il explique que «le projet va non seulement solutionner à 90% les problèmes de manque d’eau à Dakar, mais également à Thiès et Diam­nadio, parce que c’est un réservoir 200 mille m3 qui est prévu dans ces zones-là, car elles sont en train de s’agrandir. C’est pourquoi les capacités ont été doublées».
Un projet d’envergure qui ne serait pas sans conséquence sur les populations vivant sur l’emprise du projet, surtout sur le plan social à savoir des pertes de terres et d’autres activités socio-économiques. D’où la mise en œuvre du Par, un document détaillé qui décrit et définit tout le processus de réinstallation d’une population à la suite d’un déplacement involontaire, pour prendre en charge les personnes impactées. Initié et exécuté par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), le projet Kms3 prévoit de mettre en place, sur une linéaire 216 km entre Keur Momar Sarr et Dakar, une station de traitement et de pompage de 100 mille m3/J, deux conduites en fonte ductile, un réservoir au sol d’une capacité de 20 mille  m3 à Thiès et une ligne électrique haute tension d’une capacité de 90 Kv. Des ouvrages d’un important financement engagé par le gouvernement du Sénégal dans le secteur de l’hydraulique particulièrement en ce qui concerne la question de l’adduction d’eau pour contribuer à terme à résorber considérablement, le déficit en eau de la capitale, de la zone ouest, estime le Préfet du département de Thiès, Alioune Badara Samb, qui annonce le démarrage imminent des travaux du projet Kms3 pour l’approvisionnement en eau de la région de Dakar. Il rassure : «Les entreprises ont été déjà sélectionnées, les contrats signés, il ne reste que la phase approbation de l’autorité compétente.» Mieux ajoute-t-il, «certaines entreprises ont déjà obtenu des assiettes pour servir de base vie. Les conduites sont disponibles». «Je crois que courant juillet au plus tard, le démarrage effectif des travaux va être constaté sur le terrain», a renseigné l’autorité administrative.
nfniang@lequotidien.sn

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