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Contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables dans les régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda. C’est du moins l’objectif que s’est fixé le Projet de développement durable des exploitations pastorales (Pddps) dont le lancement a eu lieu hier. «Comme vous le savez, l’élevage pastoral s’effectue dans ces zones extrêmement difficiles. Ce projet cible au moins 500 mille pasteurs dans ces régions-là, pour les appuyer en termes d’infrastructures pastorales, mais en s’appuyant sur deux chaînes de valeur, celle des petits ruminants et celle de lait», explique Mamadou Ousseynou Sakho, Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des productions animales. Qui ajoute que c’est important pour le Sénégal, parce que ces chaînes de valeur constituent également, une préoccupation dans le cadre du Pse à travers le programme d’appui à la filière locale et les soucis «que nous avons par rapport à notre insuffisance en moutons».
D’un coût de 18 milliards de francs Cfa, «le Pddps est également arrimé au projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel, et c’est même l’unité de coordination de ce projet pour aller très vite qui va coordonner ce 2e projet», soutient M. Sakho, qui présidait au nom de la ministre Aminata Mbengue Ndiaye, le lancement du Pddps et du démarrage effectif des activités du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) phase 2. Le Pudc vise à éradiquer la pauvreté et les inégalités sociales et d’améliorer la protection de l’environnement par des interventions soutenues dans les zones, telles que Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Kédou­gou…
Le Pddps, souligne le chargé de programme pays à la Banque islamique de développement (Bid), M. Souberou, est un programme régional qui ne touche pas seulement le Sénégal, mais aussi le Mali et le Burkina Faso. «Pour le Sénégal, le financement de la Bid sur ce projet s’élève à environ 31millions de dollars. Ce financement s’est fait par un fonds social mis en place par la Bid et ses partenaires, le Royaume d’Arabie Saoudite, le Qatar, le fonds Bill Gates qui ont mis en place ce fonds d’un montant d’environ 2,5milliards de dollars dont 500 millions de dollars comme subvention», précise-t-il. Ce projet est très important pour eux, d’après lui, parce que ça case avec le programme du président du groupe de la Bid. Lequel programme vise entre autres, à promouvoir les chaînes de valeur. Et ce projet est dans le secteur de l’Elevage pour promouvoir les chaînes de valeur lait, viande.
M. Souberou a fait remarquer dès l’entame de son propos, le renforcement de la coopération entre le Sénégal et la Bid ces dernières années. «Nous avons investi au cours de ces 5 dernières années autour de 2 milliards de dollars», s’est-félicité.
mfkebe@lequotidien.sn

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