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Le projet de suppression du poste de Premier ministre, initié par le Président Macky Sall, inquiète le Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (Saems). De l’avis de Sawrou Sène, Secrétaire général de ce syndicat, cette nouvelle réforme va certainement avoir des conséquences sur le monitoring des accords déjà signés avec l’Etat. Il avertit : «L’Etat doit encore éviter un blocage.» S’exprimant hier sur la question en marge d’une rencontre avec la direction du Centre national d’éducation populaire et sportive (Cneps) de Thiès, le syndicaliste relève : «Nous avons bien sûr de fortes préoccupations par rapport à ce qui est en train de se dessiner devant nous, c’est-à-dire la suppression du poste de Premier ministre. Et lorsque nous avions signé les accords avec le gouvernement du Sénégal, il était clairement indiqué que c’est le Premier ministre qui doit assurer le monitoring de ces accords avec des rencontres pour chaque trois mois.» Selon l’enseignant, «si maintenant on nous dit que le poste de Premier ministre sera supprimé, je ne sais pas qui va continuer le travail qu’on avait déjà entamé». Et de rappeler : «Cela partait d’une idée très claire, c’est-à-dire aucun ministre ne pouvant convoquer l’autre, il y a des questions qui nécessitent l’intervention en même temps de plusieurs ministres.» Par conséquent, dit-il, «la suppression du poste de Premier ministre peut avoir des conséquences sur la question du monitoring de ces accords». Pour l’heure, dit-il, «nous tenons à ce que nos accords soient totalement matérialisés». Il insistera surtout sur les «travaux sur le système de rémunération qui ne devraient plus attendre. Le Premier ministre devrait convoquer incessamment une rencontre pour que nous puissions voir l’état d’exécution de ce point-là. Je crois qu’il est important qu’on s’inscrive dans la dynamique de la matérialisation de ces accords».
nfniang@lequotidien.sn

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