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Mountaga Sy, Dg de l’Apix.

Frustré par les montants alloués pour l’indemnisation de ses membres, le collectif 3S «sameu seu soutoureu» réclame une indemnisation juste. Pour cela, il compte «saisir les autorités du pays, mais aussi les partenaires au projet dont la Banque islamique de développement et le Fonds monétaire international».

«Un train qui va passer sur des vies». Ainsi a paraphrasé Pape Laye Fall, parlant des «indemnisations iniques» proposées par l’Apix aux 1 425 familles affectées par le projet du Train express régional (Ter). «Nous sommes révulsés par le barème proposé par l’Apix. Nous ne réclamons ni plus ni moins qu’une indemnisation juste et équitable», a dit M. Fall, s’exprimant samedi lors d’une rencontre du collectif 3S «sameu seu soutoureu». «La première liberté est la liberté des personnes et des biens», ont-ils avisé sur une banderole, laissant percevoir leur dépit. Dans cette affaire, la conviction du porte-parole du jour est que le procédé d’indemnisation «ne doit pas être un moyen d’enrichissement pour les populations impactées, mais aussi pour des autorités au cœur du système».
Pis encore, le collectif dénonce avec la dernière énergie le déguerpissement effectif programmé le 28 février 2017 et validé sans concertation avec eux. Avec l’apport d’experts et techniciens sur les questions foncières, ils ont émis un certain nombre de contre-propositions qui, selon eux, sont à même de satisfaire les deux parties. «Ce que nous proposons c’est 120 mille/mètre carré pour un titre foncier et 80 mille pour un terrain en bail», a fait savoir M. Fall. La proposition de l’Apix est de «1 million 500 mille pour un titre foncier de 150 mètres carrés», a fustigé le coordonnateur du collectif. «Allez dans la zone de Sangalkam ou Niakhirate ! Vous ne pourrez pas avoir un terrain nu à moins de 6 millions de francs. Donc, comment peuvent-ils proposer cette petite somme pour des habitations situées en plein milieu urbain ?», s’est-il offusqué. Suffisant alors pour rejeter toutes ces propositions de l’Apix. «Nous allons suivre les voies et moyens légaux dans notre lutte», a avisé M. Fall. Pour ce faire, dit-il, «nous allons saisir les autorités du pays, mais aussi les partenaires au projet dont la Banque islamique de développement et le Fonds monétaire international».
abndiaye@lequotidien.sn

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