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20 jeunes issus de plusieurs localités du Sénégal viennent de démarrer une formation d’un mois au lycée technique professionnel Monseigneur François Xavier Ndione de Thiès. Une formation qui entre dans le cadre du plus grand projet d’électricité décentralisée rurale en Afrique. Il s’agit, en effet, du projet d’électrification de 320 villages par mini-centrales photovoltaïques, financé par la Banque allemande de développement (Kfw) à hauteur de 78 milliards de francs Cfa. Lequel projet, qui va permettre d’installer 300 mini-centrales photovoltaïques alimentant des mini-réseaux, concerne 15 départements situés dans sept régions. Les ouvrages électriques seront réalisés par l’entreprise allemande Gauff Co. Engineering KG. «Le lycée technique est l’un des trois centres ciblés pour la formation de ces jeunes. Ils sont formés dans les domaines d’installation électrique et de maintenance de systèmes photovoltaïques. C’est une première cohorte, mais dans l’ensemble le projet a prévu de former 320 jeunes», estime Souleymane Touré, proviseur du lycée technique. Soulignant que l’établissement d’enseignement professionnel est «un lycée d’excellence», M. Touré relève : «Nous avons l’expertise et des formateurs bien formés qui utilisent l’approche par compétence. Nous avons aussi une équipe bien rodée». Pour dire, «nous sommes à la disposition de ce projet pour former des gens compétents dans les domaines ciblés». A sa suite, Luc Auriffeille note que le projet compte «mettre des équipements solaires, des lignes électriques, des équipements résidentiels» dans les villages bénéficiaires. Le chef du projet affirme que «c’est un programme ambitieux» qui offre aussi «une opportunité aux jeunes, un point de départ qui peut conditionner leur vie dans les années à venir». Il s’agit «d’acquérir des connaissances et du savoir-faire pour pouvoir ensuite intégrer des stages en entreprise qui seront faits au sein même de leur propre cluster». Parce que, dit-il, «il y aura des chantiers dans chaque village qui peuvent durer jusqu’à 6 semaines. Et chaque cohorte représente un cluster». Et de l’avis de M. Auriffeille, «le stage aura l’avantage de générer des débouchés parce qu’une centrale solaire ça s’entretient, une maison qui sera électrifiée aussi. Il y aura des pannes et il faudra les réparer». Aussi, «dans le cadre des villages, il y aura également des équipements dit collectifs : des éclairages publics, des mini-solaires, des cases de santé, des écoles qui vont être électrifiées. Il nous faut des compétences locales, des gens formés, introduits, équipés et sensibilisés pour gérer l’ensemble de ces équipements. Ils seront à la fois soit employés par les entreprises en charge de la construction ou de la maintenance ou par les concessionnaires».
La durée des travaux du projet est estimée à 48 mois. «Le programme, à terme, permettra l’accès à l’électricité pour 18 mille foyers et l’installation de 3 600 lampadaires, 40 mille panneaux solaires dans toutes les régions du Sénégal», conclut le chef du projet. Les bénéficiaires qui ont salué, tour à tour, le projet soutiennent qu’il «va leur permettre d’acquérir des connaissances dans des travaux d’installation électrique au niveau de leur localité».

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