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Le Projet développement durable par les énergies renouvelables cible 40 villages du sud-est du Sénégal, a indiqué son coordonnateur, Siré A. Diallo, lors d’un atelier de sensibilisation des élus locaux aux changements climatiques, à la protection de l’environnement et aux énergies renouvelables organisé ce samedi à Bignona. Cet atelier de sensibilisation qui a eu comme cadre la Maison de l’innovation de Bignona a permis aux élus locaux de prendre conscience de leur rôle et responsabilité d’action à l’échelle du territoire sur les questions liées aux changements climatiques et ses conséquences. Il s’inscrit dans le cadre du Pder. Ledit projet est mis en place par le Centre des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la Cedeao (Cereec), cofinancé par l’Union européenne et l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale (Aser) pour un budget total de 5 milliards de francs Cfa. Un projet dont un des volets porte sur la sensibilisation des élus locaux aux changements climatiques et ses conséquences. Entre autres objectifs, il veut atteindre les Omd sur la réduction de la pauvreté en milieu rural défavorisé, réduire les impacts environnementaux des services énergétiques par l’usage de solutions propres et durables, renforcer les capacités des techniciens sur la technologie solaire et de former et sensibiliser les maires ruraux sur les énergies renouvelables et la protection de l’environnement.
«Pour que ce projet soit accepté et pérennisé, il incombe aux élus locaux de porter le message, d’encourager la promotion des énergies renouvelables dans la planification et dans les activités de développement local et de travailler sur tout ce qui est adaptation aux changements climatiques», souligne Siré A Diallo. Pour lui, les énergies renouvelables constituent les solutions appropriées dans la majeure partie des cas par rapport à la dégradation de l’environnement. Ainsi, précise le coordonnateur du Pder, l‘Etat, à travers l’Aser, la Cedeao et le secteur privé, à travers Energie R, sont tous impliqués dans ce projet. Et tous ces acteurs ont un rôle à jouer et doivent travailler en synergie pour le développement socioéconomique des couches vulnérables et pour une forte promotion des énergies renouvelables dans tout ce qui est planification des activités liées à ce développement durable. «Les obstacles sont en train d’être levés par des partenaires comme l’Ecreee, l’Aser, etc. Donc, on a de moins en moins d’excuses pour ne pas agir. Et cet atelier de renforcement de capacités est une solution à l’un des maillons faibles de ce projet», a déclaré M. Diallo.
Le représentant du Dg de l’Aser a souligné que la mission de son agence est d’électrifier l’ensemble des 14 mille 447 villages du Sénégal. Et l’Etat du Sénégal avec ses partenaires doit, selon Lamine Camara, électrifier 188 villages pôles de développement ou chefs-lieux de commune dans le cadre de ce projet. «Et si l’objectif est d’atteindre un taux de 60% d’électrification rurale en fin 2017, nous espérons aller au-delà avec tous ces projets», a-t-il indiqué.
Le Professeur Cheikh M Fadel Kébé de l’Ucad estime, quant à lui, que cet atelier constitue un volet d’un vaste programme qui entend apporter des solutions énergétiques pour le développement socioéconomique de la Casamance. «C’est stratégique pour les partenaires d’entamer ce type de projet en commençant à sensibiliser les élus locaux, car dans l’Acte 3 de la décentralisation, l’ensemble des compétences, y compris celles énergétiques et environnementales, sont transférées aux élus locaux», argue-t-il. Et pour Pr Kébé, il va falloir au niveau des collectivités arriver à proposer des alternatives face aux changements climatiques. «Et qui dit alternatives par rapport à ces changements climatiques dit atténuer les émissions et trouver des moyens d’adaptation surtout pour les collectivités locales qui regorgent de niches d’énergie», soutient-il. Et c’est grâce aux partenaires de ce projet que 80 techniciens seront formés pour assurer la maintenance dans les 40 villages qui vont d’abord bénéficier de l’implantation des mini-centrales solaires. Et ce, dit-il, pour une meilleure pérennisation de ces installations.
imane@lequotidien.sn

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