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International de basket évoluant en Chine depuis 8 ans et actuel pensionnaire du club de Xin Meng, Ibrahima Ba profite souvent de la trêve hivernale en Chine pour venir apporter son soutien à son club de cœur. «Je viens donner un coup de main à Hlm basket club. C’est là que j’ai tout appris. Je suis passé des minimes aux juniors, puis à la D1», explique-t-il. Avant de parler de sa vie de basketteur en Chine. «Le basket est différent en Chine. Déjà, on ne joue pas avec des licences, mais avec le passeport. La Chine c’est presque un continent et chaque province a sa propre ligue qui est indépendante. Le système aussi est très différent puisque ce sont les sociétés qui ont pris en main le basket. On joue pour eux et comme c’est un sport très populaire, elles l’utilisent pour promouvoir leur image. Ce qui fait qu’on joue beaucoup et on se déplace beaucoup.»
Du coup, le basketteur sénégalais voudrait voir son pays suivre cette voie. «Le Sénégal devrait prendre exemple sur la Chine et faire du basket un business. Parfois, ils mettent le championnat de côté pour organiser des tournois qui sont encore plus populaires et qui rapportent beaucoup plus d’argent. D’ail­leurs, la plupart des joueurs sont Américains. Avec mon label Kar­sy, je veux essayer d’amener des sociétés dans le basket et imposer ce schéma au Sénégal. Je travaille dessus depuis deux ans. Ici à Hlm, c’est chez moi et c’est la raison pour laquelle j’ai mis en place l’école de basket Karsy et la boutique Karsy. Chaque Séné­galais a envie de représenter son pays sur le plan international. Je ne cache pas que le Sénégal m’a contacté. Ils sont venus en Chine et on a discuté, mais il y avait un problème de calendrier et de disponibilité. On verra pour les prochaines échéances», a promis Ibrahima Ba.
mamewoury@lequotidien.sn

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