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Le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) a sélectionné 22 ha répartis sur 9 sites dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack pour abriter des périmètres maraîchers féminins. Pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de périmètres maraîchers villageois, le coordonnateur du Pariis a entamé depuis mardi, une tournée à travers ces trois régions.

Les groupements de femmes des villages de Lambayène, Ndoffane (région de Thiès), Keur Mamour Lô situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), Santhie Béra, Barsilané Sérère, Néma Bah, dans la commune de Toubacouta (région de Fatick) devraient bientôt retrouver le sourire. En effet, chacune de ces associations féminines identifiées dans ces collectivités territoriales va bientôt étrenner un périmètre maraîcher clôturé d’un grillage, doté d’un mini-forage équipé de pompe solaire alimentant un réseau d’irrigation par aspersion ou par goutte à goutte. Cela, grâce au Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) en collaboration avec la Direction des bassins de rétention et des lacs artificiels.
«Dans le cadre de la mise en œuvre du Pariis, nous avons mis en place un projet pilote appelé projet d’ancrage en collaboration avec la Direction des bassins de rétention et des lacs artificiels. Et ce projet d’ancrage devait nous permettre assez rapidement, de faire un certain nombre de réalisations. Il s’agit de projets pilotes qui, s’ils réussissent, nous permettront d’aller à l’échelle supérieure, et agrandir notre espace d’intervention.
Nous envisageons de mettre des systèmes irrigués qui permettront d’améliorer la pratique agricole dans cette zone. Car, les pratiques habituelles sont un peu pénibles pour les bénéficiaires», a expliqué mardi, Aly Sané Niang, coordonnateur du Pariis, lors de la visite de chantiers des périmètres de Ndoffane et de Lambayène.
Venues accueillir la délégation du Pariis, la présidente de l’association des femmes de Lamba­yène et ses collaboratrices ont d’emblée salué l’initiative du projet. Car indiquent-elles, depuis trois ans, leur exploitation est à l’arrêt, faute d’eau. Mais grâce au Pariis, les difficultés liées à la non-disponibilité des ressources en eau en quantité et en qualité, la pratique de systèmes d’irrigation non appropriés et parfois dépassés par l’évolution de la technologie, entre autres, seront incessamment résolues.
A ce propos, assure le coordonnateur du Pariis, des systèmes améliorés permettront de faire de l’irrigation en contre saison et les femmes pourront ainsi travailler toute l’année en réduisant sensiblement leur pénibilité.
Les bénéficiaires attendent également du Pariis un renforcement de capacités.
Sur ce point, M. Niang a rappelé que la stratégie du Pariis ne consiste pas seulement à faire des aménagements. En effet, le projet a un défi de durabilité que nous devons véritablement réussir. Et de ce point de vue, le Pariis envisage de faire tout l’accompagnement nécessaire au profit de ces populations. Il précise: «D’autant plus que nous voulons venir avec des systèmes d’irrigation améliorés et pour que ces systèmes soient durables, il faut que ces bénéficiaires soient formées à les utiliser. Nous prévoyons un important programme de renforcement de capacités.»
Le programme d’ancrage vise essentiellement, à répondre aux besoins des populations au niveau des sites ne demandant pratiquement pas d’études approfondies. Il s’agit notamment de la revitalisation de périmètres maraîchers féminins déjà en exploitation mais dans des conditions difficiles.
Globalement, les travaux du programme d’ancrage portent sur la réalisation d’une clôture en grillage pour la protection de chaque périmètre ; la réalisation d’un mini-forage pour chacun des périmètres ; l’équipement de chaque mini-forage par une pompe solaire alimentée par panneau photovoltaïque ; l’installation d’un réseau d’irrigation par aspersion pour les sites de 2 ha et plus comme celui de Lambayène ; la réalisation de réseau d’irrigation par goutte à goutte pour tous les sites d’une superficie d’un ha comme celui de Ndoffane.
Les entreprises recrutées pour la mise en œuvre de ces travaux sont à pied d’œuvre dans les sites déjà visités. Elles promettent de livrer les ouvrages d’ici trois mois.
«Dans ces sites, les travaux avancent assez bien et nous espérons que d’ici la fin de l’année 2020, ces projets-pilotes seront réceptionnés», soutient Aly Sané Niang.
Au-delà de ces deux aménagements, deux autres sites ont été sélectionnés dans la région Fatick, notamment à Keur Aly Guèye et à Keur Samba Guèye toujours dans la commune de Toubacouta.

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