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Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’assainissement.

Le ministre de l’Eau et de l’assainissement a procédé hier au lancement des travaux de la composante n°2 du projet de l’usine de dessalement d’eau de mer des Mamelles. Il s’agit de la conduite principale, qui vise à remplacer l’ancienne qui est vétuste. Elle va des Mamelles à la Patte d’Oie en passant par Ouakam, Ngor, Almadies, Nord Foire, Cité Apecsy et une partie des Parcelles Assainies.

Les travaux de pose de la conduite principale de distribution d’eau de l’usine de dessalement d’eau de mer des Mamelles ont été lancés hier à Dakar. La durée des travaux est de 15 mois. Pour un coût de 137 milliards de francs Cfa, réalisable grâce à un prêt du Japon, le projet est réparti en plusieurs composantes parmi lesquelles cette conduite principale. Cette dernière va permettre d’améliorer l’alimentation en eau des quartiers, tels que Ouakam, Ngor, Almadies, Nord Foire, Cité Apecsy et une partie des Parcelles Assainies et de la Patte d’Oie. Il y a aussi une usine de pompage et de traitement d’une capacité de 50 mille m3 par jour, extensible à 100 mille m3 par jour. Et l’autre composante du projet, c’est le renouvellement de 316 kilomètres de conduite de distribution au niveau de Dakar et le renouvellement de 35 mille branchements sociaux via des antennes connectées aux conduites de distribution.
Pour le ministre de l’Eau et de l’assainissement, Serigne Mbaye Thiam, «l’alimentation en eau de Dakar vient de près de 62% des forages et de 32% du Lac de Guiers. Donc le projet que nous lançons aujourd’hui (hier) ici, qui fait partie du projet plus global de l’usine de dessalement, est un choix technologique inédit et une solution du futur». Et d’ajouter : «C’est un choix qui permet de réduire la dépendance de notre pays vis-à-vis du Lac de Guiers qui est à 250 kilomètres de Dakar, donc c’est un choix qui permet de réduire la vulnérabilité de l’alimentation en eau de Dakar. C’est un choix aussi qui préserve les nappes. Parce que l’exploitation des nappes souterraines n’est pas une exploitation infinie». En gros, dit-il, ce projet sécurise davantage l’alimentation en eau potable de Dakar et préserve les ressources souterraines pour les générations futures.
En fait, Dakar fait 3 millions 700 mille habitants, soit 22% de la population du Sénégal, qui est de 16 705 608 selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). A en croire Serigne Mbaye Thiam, l’agglomération de Dakar concentre 70% des besoins en eau de l’ensemble du périmètre urbain affermé confié à la société d’exploitation, la Sen eau. Il rajoute que les nombreux forages réalisés durant la phase d’urgence ont permis d’augmenter la production de 42% mais la production reste encore tendue tant la demande est forte.
Pour sa part, l’ambassadeur du Japon, Tatsuo Araï, a rappelé que près de 90 milliards de franc Cfa ont été accordés au Sénégal des années 1970 à nos jours. Des financements, selon lui, qui ont permis la réalisation de 15 projets en milieu rural ainsi que dans les centres urbains. Des projets, d’après le diplomate, qui ont permis un transfert de technologie et de compétences au profit des Sénégalais.

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