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Le projet Yellitaare, qui prône une approche multisectorielle, s’est attaqué à plusieurs segments. Selon le chef du projet, Abasse Ndour, il s’agit d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’accès à une alimentation diversifiée, d’améliorer les chaines de valeurs, d’instaurer de bonnes pratiques alimentaires et de favoriser l’accès aux services de base et à la résilience des populations. Dans cette optique, le projet a aménagé 5 hectares de terres à Ngano dans le département de Kanel et à Ganguel, dans la sous-préfecture de Sadel. Ces aménagements ont ceci de particulier qu’ils sont uniquement destinés aux femmes, qui y pratiquent des cultures maraichères. A Ganguel, le projet est arrivé après 20 années durant lesquelles les femmes n’avaient plus pratiqué du maraichage. Aujour­d’hui, explique Maimouna Amadou Niang, la présidente du Gie d’une cinquantaine de femmes qui s’activent sur le site, «beaucoup ont pu payer les études de leurs enfants avec le surplus dégagé par l’activité».
Lors de la dernière campagne d’hivernage, gombo, niébé, choux ou maïs ont fleuri sur ces terres arrosées grâce à un mini forage solaire. L’ouvrage, d’un coût de 13 millions de francs Cfa, a une capacité de 7 m3/h. «Nous sommes dans une zone où les populations ont longtemps utilisé l’eau du fleuve. Avec l’importance de la bilharziose, elles se sont tournées vers les puits. Mais c’est la première fois qu’elles ont de l’eau potable», témoigne un technicien de l’Ancar. Une joie pour ces populations qui l’ont exprimée à travers une parade folklorique sur le bras du fleuve qui transforme le village en île durant la saison des pluies.
A Barmathial, dans le département de Kanel, c’est un magasin de stockage qui est érigé au bord de la route. Un choix stratégique, selon Abou Sarr, le président du Groupement d’intérêt économique (Gie) de la ville. En plus de faciliter le stockage des récoltes destinées à la banque, le magasin va permettre aussi aux producteurs d’avoir un meilleur prix de vente de leur récolte, souligne Abou Hanne de la Saed. C’est dans cette même logique que s’inscrit la mise en place d’une rizerie à Horndolde. Ici encore, il reviendra aux femmes d’assurer la gestion de l’infrastructure d’un coût de près de 37 millions de francs Cfa.

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