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Akinwumi Adesina,president de la Bad.

Le Rapport annuel du département Infrastructure, villes et développement durable chiffre à 1,6 milliard de dollars, soit plus de 800 milliards de francs Cfa, le total des prêts et dons accordés par la Banque africaine de développement (Bad) dans le domaine du transport et des Tic au cours de 2016.
Par Dialigué FAYE

1,6 milliard de dollars, soit plus de 800 milliards de francs Cfa, c’est le montant des prêts et dons accordés par la Banque africaine de développement (Bad) dans le domaine des transports et Tic au cours de 2016, selon le Rapport annuel du département Infrastructure, villes et développement durable publié par l’institution financière multilatérale le 9 juin 2017. Et ces projets devraient avoir un impact positif sur les conditions de vie de près de 20 millions d’Africains au cours des prochaines années. Ce financement, souligne le document, «se répartit entre 15 pays à travers des projets d’une grande diversité tels que des corridors routiers internationaux, des lignes ferroviaires, des infrastructures urbaines ou encore des projets liés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication». Il précise que «ces nouveaux chantiers viennent s’ajouter à ceux déjà en cours d’exécution dans les secteurs du transport et des Tic, notamment 118 projets, répartis dans 47 pays pour un montant global de 11,8 milliards de dollars», soit près de 6 mille milliards de francs Cfa.
«Le transport et les Tic jouent un rôle substantiel dans la poursuite des cinq priorités opérationnelles de la Banque, notamment dans l’appui à l’industrialisation, à l’intégration régionale, à la modernisation de l’agriculture et plus globalement à l’amélioration des conditions de vie des populations», a expliqué Amadou Oumarou, directeur du département Infrastructure, villes et développement durable au sein de la Bad, cité dans un communiqué.
En 2016, l’engagement de la Banque s’est accru et a permis d’accorder une place prépondérante à la mobilité urbaine et au développement de villes durables. Le document annonce notamment «la création d’une division ‘’Villes et développement urbain’’ qui devrait permettre à l’institution de traiter des défis posés par l’urbanisation rapide du continent. L’année écoulée a d’ailleurs été marquée par d’importants projets d’infrastructures à Abidjan, Accra et Kampala pour un total de plus de 500 millions de dollars, montant sans précédent pour la Banque dans le domaine du transport urbain».
Enfin, mentionne-t-il, «les projets financés témoignent du travail d’accompagnement que la banque mène auprès de ses partenaires et clients, notamment dans le renforcement de leurs capacités. Ainsi, ce sont 250 cadres d’agences et d’administrations locales qui devraient être formés via les financements accordés en 2016. Il s’agit pour la Banque de s’inscrire dans le long terme, contribuant notamment à l’élaboration de stratégies cohérentes de développement des infrastructures ; cela, à l’échelle locale (élaboration du plan de développement urbain d’Accra), nationale (création d’une agence dédiée à la protection côtière au Togo) et multinationale (plan de développement du Lac Victoria, impliquant trois pays riverains, ou encore coordination des études préparatoires à la construction du corridor autoroutier Abidjan-Lagos, impliquant cinq pays). Ce faisant, la banque renforce le niveau d’expertise et de coordination des administrations de ses membres et ouvre la voie aux projets de développement de demain».
dialigue@lequotidien.sn

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