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De l’avis de Pape Gorgui Touré, expert en télécommunications, l’ensemble des acteurs du secteur doivent agir face aux soubresauts notés dans le domaine. Il estime qu’aujourd’hui on assiste à une compétition sauvage.

Les télécommunications offrent de plus en plus de nouvelles diversités aux consommateurs. Toutefois, les acteurs que sont les opérateurs, les régulateurs, les autorités de régulation et les clients doivent réagir aux soubresauts du réseau télécom. C’est la recommandation du Directeur général de la société Tactikom, basée à Genève en Suisse mais aussi au Sénégal. De l’avis de Pape Gorgui Touré, «nous sommes maintenant à une période où les applications qui viennent de l’internet sont en train de prendre le pas sur les applications traditionnelles, alors que les acteurs n’en ont pas une maîtrise totale». Il parle là des nouvelles applications comme Viber, Whatsapp, Facebook, Skype ajoutées aujourd’hui au système traditionnel avec l’utilisation de sms avec les téléphones.
Pour l’expert en télécommunications, cette concurrence qui existe entre ces différentes applications est une compétition «sauvage». Il avance d’ailleurs, que cette situation provoque dans le secteur, des perturbations importantes qui vont jusqu’à remettre en question la survie de certains opérateurs. Et ce non-respect des règles de la compétition n’est pas sans conséquences. «A cours terme, lorsqu’il y a compétition sauvage et tant que le service est disponible, le consommateur est gagnant. Malheureusement, il ne peut pas gagner tout le temps. Parce qu’il arrivera un moment où les ressources qui sont générées par cette compétition sauvage ne vont plus permettre ni le renouvellement ni l’augmentation des capacités dont ils ont besoin pour pouvoir communiquer, le service va commencer à se dégrader», dit Pape Gorgui Touré. Et d’ajouter : «Cette compétition sauvage à un autre inconvénient ; c’est qu’elle peut amener les opérateurs les plus fragiles à disparaitre très vite et à réduire la compétition comme une peau de chagrin, à partir du moment où la concurrence est ouverte, les tarifs ne sont pas réglementés par l’Etat, mais s’il n’y a plus de véritable compétition, les prix vont monter en flèche et le consommateur en sera le premier affecté.»
Par ailleurs, M. Touré a proposé, entre autres pistes de sortie de situation, que les nouvelles applications fassent désormais partie de l’offre commerciale des opérateurs avec ou sans les forfaits.
msakine@lequotidien.sn

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