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Aïssata Tall Sall avait souhaité la rationalisation du calendrier républicain. El Hadj Hamidou Kassé aussi, dans le même sens, et dans L’observateur, n’a pas écarté la possibilité d’une prolongation du mandat des députés et, par conséquent, de faire correspondre les Législatives de 2022 et la Présidentielle de 2024. Le coordonnateur de la Coalition pour l’émergence (Cpe) est dans cette logique. En conférence de presse hier, Me Ousmane Sèye a plaidé la prorogation du mandat de la 13ème Législature jusqu’en 2024, «pour faire coïncider les Législatives de 2022 avec la Présidentielle de 2024 et accompagner le Président dans sa politique de réformes». Membre de la mouvance présidentielle, Me Sèye souligne que «le rôle de l’Assemblée nationale n’est pas de s’opposer au régime en place, mais de collaborer avec l’Exécutif pour que les lois passent». A défaut, ajoute-t-il, «il y aura des blocages dans les réalisations ou des crises».
La question de troisième mandat de Macky Sall a été aussi évoquée par l’avocat à la Cour. Il qualifie le débat de «malsain» et de «cheveu dans la soupe», non sans rappeler que la Constitution dispose que «nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs». Dans sa plaidoirie, Me Sèye convoque l’article 27 de la Constitution du 22 janvier 2001 qui stipule : «La durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.» Par conséquent, souligne-t-il, «on ne doit même pas parler de deuxième mandat mais de second mandat».
Par ailleurs, il trouve que l’appel du Président Macky Sall au dialogue est «inclusif à toutes les forces vives de la Nation et ne s’adresse à aucun secteur particu­lier, même si certains acteurs politiques veulent se l’approprier à des fins de politique politicienne».
Stagiaire

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