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Pour lever le défi de la prise en compte effective du genre dans les politiques et programmes énergétiques, l’Ong Energy 4 impact a lancé hier un cluster afin de consolider et coordonner les activités de tous les acteurs concernés. Ce projet dont le but est de tirer un meilleur profit des liens intersectoriels entre le genre et l’énergie pour un développement durable permettra également de mettre en place un cadre d’information, de communication et de veille sur la prise en compte du genre dans le secteur en vue d’une synergie d’actions entre les différents acteurs. En fait, la multiplicité des acteurs sur les questions d’accès à l’énergie des femmes nécessite de disposer d’un outil de plaidoyer et de sensibilisation afin de mieux capter les financements innovants à l’instar du Crédit carbone, le Fonds vert climat.
Pour Louis Seck, directeur pays de cette Ong basée à Londres, l’accès universel à l’énergie ne pourra se faire ou être attient que «si toutes les composantes de la population s’y mettent et notamment la composante femme». Dans bien des cas au Sénégal, regrette-t-il, «je ne dirai pas que la femme est exclue, mais la plupart des actions et prérogatives sont dédiées aux hommes. Finalement, la femme n’est qu’une consommatrice. Au Sénégal, la femme est au service du système énergétique». Pour­tant, souligne-t-il, «c’est elle qui fait la cuisine, va chercher le bois, de l’eau qui nécessite une énergie physique. Donc, on ne peut pas exclure celle-là dans les lieux de prise de décisions. Son absence peut faire qu’on prenne mal les décisions». Dans cette perspective, Louis Seck appelle à ce que «les actions ne soient plus dispersées afin que chacun sache ce que fait l’autre pour qu’il n’y ait pas de doublon, mais surtout pour que nous puissions mutualiser nos actions».

bgdiop@lequotidien.sn

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