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Promouvoir l’auto-emploi à travers l’entrepreneuriat pour accompagner les jeunes porteurs de projets et en même temps lutter contre l’émigration : C’est l’option prise par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) qui a organisé, en partenariat avec la Coopération espagnole (Aecid) et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), des sessions de formation en entrepreneuriat et gestion des entreprises au profit de 120 jeunes des régions de Saint-Louis et Matam. Ces jeunes ont reçu leurs attestations au terme de cette formation, en présence du directeur général de l’Anpej et des représentants des partenaires.

M. Tamsir Fall, directeur général de l’Anpej, a pris part à la cérémonie de remise des diplômes de 60 jeunes qui venaient de boucler une session de formation co-organisée par sa structure à Saint-Louis. Il a expliqué à l’occasion que «ces sessions de formation entrent dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement de l’auto-emploi des jeunes dans les régions de Saint-Louis et Matam, financé par la Coopération espagnole et les îles Baléares et mis en œuvre par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim)». M. Fall a indiqué que la finalité du projet est de contribuer à l’auto-emploi des jeunes dans lesdites régions. Il s’agira, selon lui, de façon spécifique, du renforcement du système local pour la promotion, l’appui et l’accompagnement de l’initiative entrepreneuriale des jeunes dans les régions de Saint-Louis et Matam. Il a expliqué que ces sessions de formation en entreprenariat et gestion des entreprises au profit de 120 jeunes, dont 60 bénéficiaires à Saint-Louis et 60 à Matam, ont été financées par l’Aecid dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet. Chose intéressante, «ces jeunes formés seront accompagnés à l’élaboration de leur business plan et 15 d’entre eux verront leurs projets financés pour un coût global de 37 millions 500 mille F Cfa», a ajouté le Dg de l’Anpej, en soulignant que «l’auto-emploi est considéré comme une option sérieuse d’insertion professionnelle des jeunes».
Pour cette raison, dira-t-il, il est important pour l’Anpej de doter les jeunes d’outils leur permettant d’identifier des opportunités d’investissement, d’élaborer leurs propres projets, de maîtriser le processus de recherche de financements et de gérer leurs entreprises. Tamsir Fall a par ailleurs expliqué qu’avec le Covid-19 qui sévit partout dans le monde, l’Agence et ses partenaires ont pu réaliser ces sessions de formation en respectant les mesures barrières imposées par les autorités en charge. Cela s’est traduit, explique-t-il, par la mise à la disposition des jeunes de masques, du gel hydro-alcoolique et des kits de lavage des mains. Des thermo-flashs ont été également utilisés chaque matin, avant les sessions, pour vérifier la température des participants.
Le Dg de l’Anpej n’a pas manqué de féliciter les responsables de l’Organisation internationale pour les migrations et de l’Agence espagnole de la coopération internationale qui accompagnent l’Anpej dans ses différents projets avant d’exhorter les bénéficiaires à bien utiliser les informations et outils qu’ils ont reçus pour mieux entreprendre et gérer leurs futures entreprises. Le chef de Mission de l’Organisation internationale pour les migrations a, lui, souligné que l’Anpej joue un rôle important dans la lutte contre la migration par les formation qu’elle offre aux jeunes et qui leur permet de se lancer dans l’entrepreneuriat. Il a indiqué que beaucoup de jeunes ont développé des initiatives qui leur permettent de rester dans leur terroir grâce au soutien de l’Anpej. Il a invité les 120 bénéficiaires à profiter pleinement de cette formation pour entreprendre des initiatives qui pourraient leur permettre de mettre en place des projets pour s’autonomiser et du coût aider leurs parents.
La représentante résidente de la Coopération espagnole, absente de la cérémonie, mais qui s’est adressée aux participants par un message vidéo, a fait savoir que l’Espagne va accompagner le Sénégal et ses jeunes à faire de l’auto-emploi une réalité. Les jeunes ont en général des difficultés à trouver un emploi durable dans le nord, où le taux de chômage est très important, a-t-elle fait remarquer. C’est pourquoi, selon elle, les régions de Saint-Louis et Matam ont été choisies. Elle a également fait savoir que ce projet vient accompagner le Programme de résilience économique mis en place par le gouvernement du Sénégal.
Les bénéficiaires ont également bien apprécié cette initiative de l’Anpej qui, selon eux, vient à son heure pour compléter d’autres formations que certains d’entre eux avaient déjà subies. Pour eux, c’est une belle opportunité d’entreprendre et de dérouler leurs projets que l’Anpej leur offre par le biais de cette formation.
Lancé en 2015, en partenariat avec la Coopération espagnole et l’Organisation internationale pour les migrations, le Projet centre de formation et de soutien à l’auto-emploi des jeunes a permis d’accompagner, à travers des formations, plus de 600 jeunes et financé plusieurs projets de création d’entreprises dans tout le Sénégal.

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