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Zahra Iyane Thiam, ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, a présidé hier un atelier de mise en place du Réseau des acteurs et des collectivités territoriales pour l’économie sociale et solidaire (Ractes). Lequel veut contribuer à la promotion de l’inclusion économique, sociale et solidaire dans les collectivités territoriales.

«Le développement économique et social de nos pays ne peut être impulsé qu’à la base, au niveau des collectivités territoriales.» Telle est la conviction de Zahra Iyane Thiam qui présidait hier l’atelier de mise en place du Réseau des acteurs et des collectivités territoriales pour l’économie solidaire et sociale. En effet, la ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire est d’avis que les collectivités territoriales sont devenues des partenaires incon­tournables pour asseoir un développement inclusif et durable. Pour elle, la satisfaction de la demande sociale à travers l’amélioration des conditions de vie des populations en vue d’une croissance forte, saine, durable et inclusive constitue un des éléments prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse). Elle note dans la même perspective qu’en dépit de tout ce qui est en train d’être fait dans la transformation de l’agriculture, des villes, de la structure de l’économie sénégalaise à travers la consolidation des moteurs actuels de croissance, des efforts restent à faire du point de vue du ressenti de Sénégalais quant aux effets de la redistribution de la croissance sur le vécu immédiat et en particulier la satisfaction sociale. Et d’ajouter : «La prise en charge de ces préoccupations nécessite de la part de l’Etat et des collectivités territoriales un changement de paradigmes pour mettre l’humain au centre des priorités, c’est-à-dire faire des hommes qui produisent les premiers bénéficiaires de cette production.» Et dans cette perspective, souligne la ministre, le modèle entrepreneurial de l’économie solidaire et sociale pourrait constituer une réponse efficace et efficiente à la lutte contre la vulnérabilité et l’exclusion. Pour Zahra Iyane Thiam, les organisations des acteurs territoriaux ont un rôle fondamental à jouer face aux défis qui nous interpellent en termes d’inclusion sociale et territoriale. Par conséquent, argue-t-elle, elles doivent être bien structurées, bien organisées pour mener la réflexion stratégique et être des forces de propositions aux pouvoirs publics. C’est en ce sens qu’elle s’est réjouie de la mise en place du Réseau des acteurs et des collectivités territoriales pour l’économie sociale et solidaire (Ractes). «En mettant en place cette structure, vous venez d’ajouter un maillon très important dans le dispositif de lutte pour la réduction des inégalités, de l’inclusion sociale et durable», considère la ministre. Elle a enfin rassuré le Ractes quant au soutien du gouvernement et de son département ministériel pour la mise en œuvre des actions de cette nouvelle organisation. Pour sa part, le président de l’Association des maires du Sénégal confie que les collectivités territoriales font de l’économie sociale et solidaire, mais à la limite de leurs compétences. En vérité, relève Aliou Sall, en dehors de passages très brefs sur la Couverture maladie universelle (Cmu), la politique sociale publique devant être portée par les collectivités territoriales n’est pas clairement tracée dans le Code des collectivités. Et par conséquent, son financement n’est pas aussi prévu dans leurs différents budgets. «Ainsi, ce que nous faisons relève de l’informel, du volontarisme», déclare enfin le maire de Guédiawaye.

 

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