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La plateforme Initiative écosystèmes des entreprises exclusives d’énergie solaire a été lancée hier par les acteurs qui gravitent autour du secteur de l’énergie solaire. Cela, afin de fédérer les efforts pour le développement de ce secteur.

La plateforme Initiative écosystèmes des entreprises exclusives d’énergie solaire (Ieeies) a été officiellement lancée hier par les acteurs et militants de l’énergie renouvelable. Sa vocation est de rassembler tous les acteurs étatiques, partenaires techniques et financiers, secteur privé et consommateurs du solaire pour identifier les verrous auxquels est confronté leur secteur et les blocages qui empêchent son développement. Pour ce faire, la plateforme va travailler sur la réglementation, les mécanismes de financement adaptés, la formation des acteurs et des usagers en mettant en place des systèmes de financement adaptés. «On se rend compte que les banques commerciales classiques n’ont pas des produits de financement solaire qui pourraient vraiment permettre aux gens d’accéder au solaire, parce que très souvent, elles le font sur des financements à court terme avec des taux très élevés, alors que le solaire est un produit qu’on utilise sur le long terme», a expliqué El Hadj Diop, facilitateur de la plateforme.
Alors que les énergies renouvelables sont au cœur des stratégies de développement des politiques énergétiques, les composantes du solaire restent inaccessibles au commun des ménages ; d’où la pertinence, selon M. Diop, des études sur la fiscalité pour trouver un allègement des taxes. «En plus d’autoriser aux usages domestiques à faire leur propre installation, L’Etat encadre et accompagne les énergies renouvelables à travers un dispositif d’accompagnement et de facilitation au niveau de l’accessibilité financière de cette technologie avec la contribution des partenaires financiers», a indiqué Mor Ndiaye Mbaye, directeur de Cabinet du ministre de l’Energie et du développement des énergies renouvelables. S’y ajoute la réduction des taxes à une fiscalité plus spécifique pour ces produits. «Nous avons mené beaucoup de réflexions là-dessus, mais ce n’est pas une question simple. Nous avons des contraintes avec les experts de fiscalité, parce que dans les différentes composantes d’une installation solaire, certains équipements peuvent être utilisés ailleurs», a dit le directeur de Cabinet du ministre de l’Energie. Il s’agit pour les acteurs de baisser la fiscalité et d’éviter les détournements d’objectifs. «Ce qu’il faut éviter à ce niveau-là, c’est que l’on ne fasse des efforts de défiscalisation sur ces équipements qui, une fois entrés dans le pays, sont déroutés ailleurs pour d’autres usages», a averti M. Mbaye.
ksonko@lequotidien.sn

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