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La guerre n’est pas le seul domaine où s’illustre la Palestine. Célèbre pour son interminable conflit avec l’Israël qui dure depuis 70 ans, elle possède pourtant des instruments d’un Etat au sens vrai du terme. Dans le cadre du premier Forum palestino-sénégalais, organisé hier  à la Chambre de commerce de Dakar, une dizaine d’hommes d’affaires arabes ont décliné les secteurs d’investissements de la Palestine. L’objectif est de nouer des partenariats avec le secteur privé sénégalais. «C’est vrai que la Palestine est plus connue à cause de son conflit avec Israël, mais nous voulons montrer à travers ce forum, les joyaux de notre pays. L’idée est de nouer des partenariats avec le Sénégal», a déclaré Safwat Ibragith, ambassadeur de la Palestine au Sénégal. En fait, le Forum économique palestino-sénégalais vise à réunir les hommes d’affaires des deux pays dans un cadre qui leur permet de se découvrir mutuellement et d’envisager de travailler ensemble pouvant déboucher sur des partenariats commerciaux prometteurs. Ainsi les deux pays espèrent valoriser leur potentiel économique.
Les investisseurs palestiniens évoluent dans des secteurs comme l’agriculture, l’agro-industriel, l’industrie pharmaceutique, les marbres et des pierres, les énergies renouvelables, les cuirs, le textile, l’immobilier, le Btp, la cosmétique, le tourisme, etc. Autosuffisante en production agricole, la Palestine exporte dans plus de 25 pays dont les États-Unis, la Russie, les pays de l’Union européenne, la Jordanie et les pays du Golfe. Sa production destinée à l’export correspond à 5,8% des exportations totales et doit poursuivre sa croissance pour toucher de nouveaux marchés. Il s’agit en particulier des fruits et légumes, des plantes médicinales et culinaires, des olives et des dattes.
Dans son exposé, Rana Abusibaa, directrice des affaires économiques au ministère palestinien des Affaires étrangères, a indiqué que les pierres et marbres sont un secteur traditionnellement importants en Palestine et contribue au Pib et au potentiel à l’exportation.
En effet, souligne-t-elle, les ventes dans ce secteur sont estimées à plus de 400 millions de dollars chaque année, soit 8% du Pib. Pour sa part, Pape Amar de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix) a présenté l’«attractivité» du climat des affaires au Sénégal dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse).
«Nous espérons avec tous les efforts qui sont déployés que notre pays continuera davantage à être attractif pour les investisseurs palestiniens», espère Augustin Faye, directeur de cabinet du ministre du Commerce. Selon lui, les hommes d’affaires sénégalais doivent désormais prévoir la Palestine dans la destination de leurs exportations. Au finish, un accord de coopération a été signé entre l’Union des industries alimentaires palestiniennes et la Chambre de commerce de Dakar.

bgdiop@lequotidien.sn   

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