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Le ministère de l’Environnement et du développement durable met en place une plateforme nationale multi-acteurs d’échange et de partage sur l’économie verte. Il s’agit d’un espace de concertation et de dialogue pour favoriser la diffusion de l’information, de faciliter et instaurer une synergie dans la mise en œuvre des actions en faveur de l’économie verte.
Les tendances actuelles de dégradation de l’environnement et l’ampleur de la pauvreté devraient amener les autorités à s’opposer à l’exploitation intensive des ressources dans les décennies à venir. A cet égard, l’économie verte est considérée comme le nouveau paradigme économique «où la création de richesses matérielles ne s’accompagnerait pas inévitablement d’une augmentation des risques environnement, de la pénurie de la ressource et de disparités sociales», lit-on dans le préambule de la charte collaborative de la plateforme.
Le ministre de l’Environnement et du développement durable, pour sa part, soutient que c’est une économie parfaite puisque «cette économie est au service du bien-être humain». Ce n’est pas tout. Les experts s’accordent pour dire que l’économie verte est le plus grand gisement d’emplois et tous les niveaux de qualification peuvent retrouver leur place à cette notion d’emploi vert. Mame Thierno Dieng estime que notre pays devrait profiter de l’énorme expertise humaine qu’il a en termes de quantité et de qualité pour explorer ce nouveau paradigme. Et pour lui, la seule façon de réussir ce pari est de mettre en commun l’expertise autour de cette plateforme pour promouvoir collectivement l’économie verte.
Pour Mame Thierno Dieng, ce pays se doit de promouvoir l’économie verte dans la mesure où il présente une vulnérabilité physique et financière. «Le Sénégal dispose de 750 km de côte avec des presqu’îles. Et l’une des conséquences du réchauffement climatique, c’est l’élévation du niveau des eaux. La mer devient haute. Elle déborde et agresse la zone côtière. Il y a aussi le fait que ce pays n’a pas les moyens financiers pour parer aux conséquences déplorables de l’érosion côtière», indique-t-il ; d’où l’urgence de la promotion d’une économie verte.
ndieng@lequotidien.sn

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