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Le confinement pourrait être une option du Président Macky Sall, qui le trouve incontournable pour endiguer le coronavirus. Seulement, cette décision sera liée, d’après le chef de l’Etat qui s’est confié hier au quotidien français Le Figaro, à l’évolution de la situation du Covid-19 au Sénégal.

L’idée du confinement fait toujours son chemin chez le président de la République. Et le chef de l’Etat en est fortement convaincu. Puisque la petite phrase lâchée par le Président Macky Sall, dans un entretien accordé hier au quotidien français Le Figaro, le laisse croire. Répondant à une question du reporter de l’organe en question, le dirigeant sénégalais a en effet déclaré : «Le confinement est une mesure incontournable pour endiguer la propagation de la maladie.» La semaine dernière dans une interview accordée à France 24 et Rfi, le premier des Sénégalais laissait entendre que l’Etat n’écartait pas de procéder au confinement. Et, il n’avait pas exclu de réajuster les horaires du couvre-feu qui devait être ramené de 18 heures à 7 heures du matin.
Les développements faits par le Président Macky Sall sur cette option de confinement ne souffrent d’aucune équivoque. «Il va de soi que si l’évolution de la situation requiert un confinement général, nous le ferons sans hésiter», fait remarquer Macky Sall.
Expliquant la démarche des autorités sanitaires de son pays, le chef de l’Etat sénégalais affirme : «Dans notre cas, nous avons totalement confiné les contacts et les malades qui sont naturellement hospitalisés. Sinon, nous avons pris des mesures interdisant les rassemblements et restreignant les conditions de transport.»
Au sujet toujours des mesures radicales à prendre contre le Covid-19, le Président Macky Sall est d’avis qu’il faut «tenir compte de la diversité des situations socio-économiques des pays». «Il ne s’agit pas de faire du mimétisme, mais de prendre des mesures rigoureuses pour combattre le mal en veillant à ce que nos populations puissent vaquer aux occupations essentielles», fait-il remarquer.

«Des chercheurs prévoient le pic de l’épidémie au mois de juin en Afrique»
Refusant d’afficher un optimisme béat devant les performances sanitaires de son pays face au Covid-19, le chef de l’Etat n’est pas d’avis que «le gros de la vague épidémique est arrivé» au Sénégal. Puisque, annonce-t-il : «Des chercheurs prévoient le pic de l’épidémie au mois de juin en Afrique, mais l’histoire nous a appris que les épidémies n’évoluent pas toujours selon les prévisions.» Et Macky Sall d’y aller avec sa suggestion : «Le mieux que l’on puisse faire actuellement, c’est de nous concentrer sur la riposte effective contre la maladie, au double plan préventif et curatif, par un effort individuel et collectif.»
Rappelant au passage les mesures à caractère économique et social qu’il a prises, à travers des ordonnances suite au vote de la loi d’habilitation, le chef de l’Etat rappelle : «Mon rôle est de protéger les plus vulnérables.» Avant de soutenir : «Aucun pays ne sortira indemne de cette crise. Une récession globale est inévitable. Une étude montre qu’en Afrique, 20 millions d’emplois pourraient être détruits. Certains économistes vont jusqu’à prédire que la crise économique fera plus de morts que la crise sanitaire.»
«Il faut se rendre à l’évidence : une Afrique économiquement vulnérable et qui n’arriverait pas à se défaire du Covid-19 restera une menace potentielle pour le monde», avertit le Président Sall. Qui demeure convaincu que «le monde ne guérira entièrement que lorsque le virus disparaîtra de tous les pays». Ce qui le pousse à convoquer la part de contribution de la Diaspora dans l’économie sénégalaise à travers ses envois de fonds qui «représentent plus de trois fois le montant de l’aide internationale», pour tout simplement indiquer : «Il faut se départir du préjugé considérant l’Afrique comme dépendante de l’aide extérieure. Cette perception est fausse.»

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