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Hier, le Président Macky Sall a arboré la toge de l’avocat de l’islam, suite aux derniers propos de son homologue français sur les caricatures. Le dirigeant sénégalais a invité le Président Macron à accepter les différences et à la tolérance «vis-à-vis de l’islam tolérante».

Le Forum de Paris sur la paix a servi de tribune pour le chef de l’Etat sénégalais pour défendre l’islam dont son Prophète Mohamed (Psl) est caricaturé en Occident. «Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins», avait soutenu le Président français qui rendait hommage à Samuel Paty, le professeur qui a été décapité après avoir montré une caricature du Prophète à ses élèves. Sans prononcer le sujet directement, Macky Sall a tenu à dire : «L’islam que nous con­nais­­sons nous au Sénégal qui est un islam de tolérance que nous assumons, ne peut pas aller dans cette direction. Nous voulons aussi qu’il y ait de la tolérance vis-à-vis de l’islam tolérante. C’est bien de combattre le terrorisme, mais il faudrait qu’on respecte aussi la différence.»
«Il faut que nous acceptions les différences mais que nous allions ensemble vers ce que nous voulons bâtir en commun. La plateforme qui pourra nous permettre de combattre ensemble tous ceux qui sont contre ces valeurs communes que nous pouvons développer et qui se nourrissent de la haine et qui veulent créer un discours hégémonique pour justifier justement leur forfait en utilisant la religion alors que l’islam d’ailleurs est la première victime», a ajouté Macky Sall.
Toutefois, il se dit «confiant que nous pouvons partager des valeurs, je ne suis pas dans du scepticisme, seulement nous avons besoin aussi d’étendre le spectre de la discussion, de tenir compte des réalités des uns et des autres pour bâtir des valeurs communes. C’est tout à fait possible et ça demande simplement qu’il y ait de l’humilité en sachant que nous n’avons pas forcément les mêmes valeurs».

«La place de l’Afrique à l’Onu est une injustice»
Par ailleurs, les règles qui gouvernent les Nations unies ne sont pas dans l’intérêt du continent africain. C’est le discours tenu hier par le Président Macky Sall face au Président Français, Emmanuel Macron, au Forum de Paris sur la paix. «Toute l’Afrique, 54 Etats, aucun n’est membre permanent du Conseil de sécurité mais c’est une injustice. Alors que l’essentiel de l’agenda, c’est l’Afrique : les conflits, les maladies, le terrorisme. On n’est pas présent, on fait des rotations, chacun 2 ans etc., ce n’est pas juste. Notre participation est marginale, c’est vraiment la portion congrue», a fustigé le chef de l’Etat sénégalais. Il a déclaré que les dirigeants du monde doivent remettre en cause ces règles qui sont dépassées à son avis.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a plaidé la mise en place de politique de justice sociale, d’équité sociale et territoriale au sein de chaque pays, en limitant les inégalités, les injustices pour la stabilité nationale ainsi qu’internationale.

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