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Le groupe Bby ne verra pas Ousmane Sonko devant la commission parlementaire qu’il entend mettre en place sur les 94 milliards. Le leader de Pastef rappelle que l’Assemblée n’a jamais réagi aux rapports sur des détournements d’argent. Il attend plutôt une convocation du procureur de la République.

Le groupe Benno bokk yaakaar (Bby) le veut devant une commission parlementaire. Mais Ousmane Sonko n’entend pas déférer à une quelconque convocation de Aymérou Gningue et Cie sur l’affaire des 94 milliards de F Cfa. «Je n’attends que la réouverture de ce dossier par le procureur pour aller confirmer le vol des 94 milliards par Mamour Diallo et ses complices. Il y a d’ailleurs plusieurs rapports de l’Ige faisant état des plusieurs milliards détournés sans pour autant que l’Assemblée nationale ne réagisse», a dit le leader de Pastef qui faisait face à la presse, samedi à Ziguinchor. Il ajoute : «Je suis candidat à l’élection présidentielle, et dans une semaine, la campagne va démarrer. S’ils pensent qu’ils peuvent me divertir et ternir ma campagne électorale, ils se trompent lourdement. Pour ce dossier, j’ai déjà écrit au procureur de la République. Et je réitère encore que la banque a déboursé 46 milliards en guise de reliquat. C’est dire que je ne répondrai pas à cette commission parlementaire. Et si le procureur s’évertue à protéger ces gens sur ordre du Président Macky Sall, cela n’est pas notre affaire.»
Auparavant, le candidat de la coalition «Sonko Président» était en meeting à la place Bambaya devant de nombreux militants et sympathisants venus de Tambacounda, de Kolda, de Sédhiou et de toute la région de Ziguinchor. «J’avais pris la décision d’aller dans la Casamance des profondeurs, mais la Casamance des profondeurs est venue vers moi, ici, à Ziguinchor», a-t-il expliqué. Il a souligné, par ailleurs, «l’acharnement» du pouvoir qui a commencé, selon lui, depuis «la descente de gendarmes chez sa mère et à son siège à Ziguinchor», dont le délibéré est prévu pour le 6 février, «les attaques ciblées contre certains de ses militants» puis le saccage du siège de Pastef à Yoff par des nervis, la semaine dernière, et qu’il impute à Abdoulaye Diouf Sarr. Ousmane Sonko a également tenu à adresser, note-t-il, «un message à Macky Sall et son gouvernement». Et c’est pour leur dire que la mort de Mariama Sagna, responsable de Pastef de Keur Massar, «ne restera pas impunie et que la lumière sera faite sur cet assassinat lâche».
Et au total, Sonko est convaincu que «le rêve de Macky Sall, c’est comment le ridiculiser en Casamance le 24 février prochain», soulignant que le candidat de Benno bokk yaakaar, pour ce faire, «est prêt à faire transhumer tout le monde». Sans doute une pique au maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, qui a rejoint la mouvance présidentielle en fin novembre dernier. «Nous en faisons le serment ici : nous, Pastef, on ne lâche jamais et personne ne peut nous intimider, personne ne peut nous corrompre», jure-t-il. Il a exhorté ses militants et sympathisants à «refuser que des politiciens mercenaires, munis de mallettes d’argent, viennent, même s’ils sont Casamançais, acheter leurs voix».
imane@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Enfantillage ou populisme ? 1- Sonko sait que le Procureur ne peut pas le convoquer pour l’entendre en raison de son immunité parlementaire . 2- Il ne donne aucun élément de preuve d’une infraction pénale au procureur pour que celui-ci ouvre une enquête . Dire qu’il ya détournement n’est même pas un début de preuve.

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