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Pour baisser les accidents de la route, le député Alioune Souaré a déposé sur la table de Moustapha Niasse une proposition de loi. Son objectif est l’adoption du permis à points. Mais le député de Benno bokk yaakaar redoute que son initiative reste sans effet, après la tentative de 2008.

Le dernier accident du camion «sans freins» ayant fait 8 victimes dont 3 morts a ressuscité le débat sur l’instauration du permis à points au Sénégal. Une formule proposée depuis des années par le député Alioune Souaré. Le responsable des Libéraux démocrates républicains (Ldr/Yeesal), membre de la majorité, a, à cet effet, saisi le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, par lettre en juin dernier. Invité des Infos du matin sur la Tfm hier, il a expliqué les motifs de cette proposition de loi qui vise à modifier la loi 2002/ 30 du 24 décembre 2002 portant Code de la route instituant le permis à points. «Nous sommes tous victimes d’un accident de la route, soit directement ou indirectement. J’ai consulté les rapports du ministère des Transports sur ce sujet. Selon le ministère, ils sont 500 Sénégalais à perdre la vie sur la route en moyenne et 1,2 millions dans le monde d’après l’Oms. C’est pourquoi j’ai décidé de proposer une loi. Car le réseau routier s’agrandit et la route continue de faire des victimes. Je propose le permis à points qui est un outil pédagogique. Il installe un gendarme dans la tête du conducteur. On se dira qu’un mauvais comportement va me valoir des points. Pour les tracasseries policières, l’agent va remonter un rapport au comité de retrait et de restitution de points. Les transporteurs vont y siéger», a-t-il détaillé.

«Niasse a répondu à ma lettre, mais je ne suis pas rassuré»
Seulement, le député craint que sa proposition reste lettre morte. Il a souligné les «lourdeurs administratives» comme principal handicap comme en 2008, sous le régime libéral dont il était membre, lorsqu’il avait déposé cette proposition de loi pour la première fois. C’est Habib Sy qui était le ministre des Transports. Alioune Souaré a précisé que c’est la crise de l’Assemblée avec le départ de Macky Sall qui avait freiné l’avancée de sa proposition de loi. «La fécondité en matière d’initiatives parlementaires laisse à désirer. J’ai déposé la proposition de loi. La procédure est lourde. Le président Moustapha Niasse a répondu à ma lettre mais je ne suis pas rassuré de sa réalisation parce que le Bureau de l’Assemblée doit se réunir pour examiner la recevabilité. Ensuite, le Bureau doit l’envoyer au président de la République qui a un délai de 10 jours pour réagir. Passé ce délai, la procédure va continuer si le Président n’a émis aucune objection. C’est à ce moment que la proposition de loi est enregistrée pour atterrir à la conférence des présidents», a-t-il souligné.

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