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Le Cercle des amis et défenseurs des enfants (Cade) a appelé hier, lors d’un panel tenu à Dakar à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, le gouvernement et la population à prendre leurs responsabilités pour une meilleure protection des enfants.

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants,  le Cercle des amis et défenseurs des enfants déplore le manque de politiques efficaces pour une meilleure prise en charge des enfants. Au Sénégal, un enfant sur quatre âgé de 7 à 14 ans, soit 25,5%, est en situation de travail et abandonne le système scolaire. Ce phénomène est plus accentué dans les zones urbaines, 27,2% principalement à Dakar. En effet, plus de 28,7% des cas d’enfants exploités concerne la capitale.
Cette mauvaise prise en charge des enfants s’explique par la pauvreté, le faible niveau d’information des parents qui ne connaissent pas l’impact négatif du travail des enfants, mais aussi de la législation sur le travail infantile et des difficultés à maintenir les enfants à l’école et le manque de connaissance de l’impact positif du système scolaire. D’ailleurs, cela est à l’origine de toutes sortes d’exploitations dont sont victimes les enfants ; d’où la traite des enfants, le travail forcé, la mendicité des enfants et les cas de violences sexuelles ou physiques. Et ces sévices physiques et moraux sont soit d’ordre ménager, soit d’ordre scolaire. En réalité, les enfants subissent des violences au sein des familles, mais aussi dans le milieu scolaire ou de formation.
Dans les cas extrêmes, il y a l’esclavage, les activités de prostitution et les travaux mettant en danger la santé de l’enfant. Et M. Mansour Gaye, spécialiste du droit des enfants, de rappeler que le Sénégal a ratifié presque la totalité des instruments juridiques de protection de l’enfance : la Convention des droits de l’enfant, celles de l’Oit, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.
A en croire M. Gaye, le pays a mis en place au plan institutionnel des structures en charge de ces questions au niveau du ministère du Travail avec le Plan cadre national de lutte contre le travail des enfants, en plus de la Stratégie nationale de protection des enfants. «Protéger les enfants et lutter contre le travail des enfants est une responsabilité individuelle et collective et nous interpelle tous», déclare-t-il.
Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty international Sénégal, signale que dans l’article 15 de la Constitution, il est stipulé que «les parents ont le droit et le devoir d’élever leurs enfants» et sont soutenu dans cette tâche par l’Etat. Celui-ci, dans le même article, est cité en ces termes : «L’Etat a l’obligation de protéger la jeunesse contre l’exploitation et l’abandon.» Toujours dans la Constitution, à l’article 17, il est écrit que «les institutions et communautés religieuses sont également tenues comme moyen d’éducation». «Il y a le travail des enfants, la question des enfants talibés, la question des autres enfants de la rue. Il y a beaucoup d’autres enfants qui sont exploités d’une manière ou d’une autre», fait savoir M. Gassama.
Stagiaire

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