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Les enfants laissés à eux-mêmes, les femmes-mères célibataires, les personnes victimes de traite, les cas médicaux… demeurent une préoccupation chez les acteurs intervenant sur les questions liées au phénomène migratoire. C’est dans ce cadre qu’ils sont en conclave depuis hier à Dakar. Cet atelier qui réunit l’Oim (Organisation internationale des migrations), l’Ohcr (Haut-commissariat des nations unies aux droits de l’Homme), la direction des Droits humains et l’Ong Save the children a fini de constater que le long des routes migratoires, la vulnérabilité des migrants augmente ; d’où la mise en place du projet «Protéger les migrants vulnérables en Afrique de l’Ouest et du Centre». La rencontre de Dakar a pour but de renforcer les capacités des acteurs institutionnels, en l’occurrence les membres du Conseil consultatif national des droits de l’Homme, dans le domaine de la protection des migrants vulnérables.
De par sa position géographique, le Sénégal est un pays d’origine, de transit, de destination et de flux migratoire de toute l’Afrique de l’Ouest. Et même  au-delà, les points de départ sont les villes côtières du pays, c’est-à-dire non seulement la ville de Saint-Louis au nord, mais aussi de Dakar et de Mbour, les îles de Djogué et Carabane, soutient Mouhamadou Mous­tapha Sèye, directeur de la Direction des droite humains, qui a présidé l’ouverture de l’atelier. Et M. Sèye d’ajouter que pour les migrants vulnérables, les enfants et les femmes constituent sans doute la plus grande masse.
Au Sénégal, des femmes et des filles sont contraintes à la servitude domestique ou sont victimes d’exploitation sexuelle, notamment avec le tourisme sexuel. Elles sont également victimes de traite à destination également des pays voisins, oriental ou d’Europe. Les enfants sont victimes de traite à destination du Sénégal et sont contraints à la mendicité tandis que les enfants sénégalais, renseigne-t-on, sont généralement envoyés dans d’autres pays d’Afrique où ils sont employés dans les mines.
Lors de cette rencontre de trois jours, les agences des Nations unis que sont l’Oim, le Hcr (le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés) et l’Ong Save the children se retrouvent pour appuyer  du mieux possible les partenaires gouvernementaux.
Avec une population à croissance rapide dont un pourcentage élevé de jeunes de moins de 35 ans, la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest doivent faire face à des défis socioéconomiques, sécuritaires et environnementaux ; ce qui favorise les déplacements de populations et constitue une incitation puissante à la migration.
 Stagiaire 

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