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L’organisation islamique Jam­ra et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses Mbañ gacce comptent exprimer leur indignation par rapport au massacre des musulmans birmans. Ces deux organisation invitent, à travers un communiqué, «tous les compatriotes épris de paix et de justice à (une) grande marche nationale de soutien aux musulmans birmans ce vendredi 15 septembre 2017, à partir de 15 heures, juste après la ‘’salaatul jumah’’». Cette procession va partir de la Grande mosquée de Dakar pour prendre fin à la Place de l’Obélisque, «où une déclaration sera lue devant la presse nationale et internationale».
Jamra et Mbañ gacce rappellent avoir eu à mandater imam Massamba Diop pour informer «prioritairement les hautes autorités des cités religieuses du pays, afin de requérir leurs conseils et prières». Elles vont organiser «une journée nationale de prières et de solidarité qui sera couronnée par une marche nationale de protestation contre le massacre des musulmans birmans, dont 270 mille, fuyant une mort certaine, sont toujours parqués comme des animaux à la frontière du Bengladesh, qui leur refuse l’asile, les exposant ainsi à la merci de la furie meurtrière de l’Armée birmane et des moines bouddhistes fanatisés».
Elles exhortent aussi «l’ensemble des imams, oulémas et prédicateurs de tous les lieux de culte du Sénégal d’axer leurs sermons de vendredi prochain sur cette tragédie, afin que la paix revienne dans cette partie du sud-est asiatique, où des générations de Rohingyas ont toujours vécu depuis le 8e siècle».
Les deux structures à la base de la marche de vendredi prochain interpellent «la conscience de chaque citoyen du monde, épris de paix et de justice». Elles exhortent «toutes les organisations sociales, religieuses, politiques et de la Société civile à venir vibrer à l’unisson dans cette marche pacifique pour se faire l’écho de la souffrance du Peuple musulman birman, exiger l’arrêt immédiat des tueries, réclamer la restitution aux musulmans birmans de leur citoyenneté dont ils sont privée depuis 1982». Jamra et Mbañ gacce réclament aussi «la tenue, sans délai, de la Conférence des chefs d’Etats de l’Oci et du Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il soit mis un terme aux exactions sanguinaires du duo satanique Aung San Su Kyi et Ashin Wirathu».
ndieng@lequotidien.sn

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