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Une rencontre de deux jours sur le protocole de l’Union africaine (Ua) sur la libre circulation des personnes en Afrique s’est ouverte hier à Dakar. Les acteurs plaident pour l’accélération du processus afin que les populations puissent circuler sans aucune entrave. Cependant, il y a du chemin à faire car le Rwanda est jusque-là le seul pays à l’avoir ratifié.

Le protocole sur la libre circulation des personnes en Afrique a été adopté lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine tenu à Adis Abeba (Ethiopie), du 28 au 29 janvier 2018. Cependant, son entrée en vigueur pose problème. Sur les 55 pays du continent, pour le moment, il n’y a que le Rwanda qui a ratifié ledit protocole. Le chemin est encore long puisqu’il faut au minimum 15 signataires pour qu’il soit effectif.
C’est ainsi que des organisations non gouvernementales telles qu’Enda Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (Cacid) et Osiwa ont regroupé autour d’une table des autorités avec diverses casquettes pour plaider en faveur de l’accélération du processus. Présent à ce conclave, le parlementaire, Djibril War, considère que «la libre circulation en toute quiétude des personnes et des biens doit être constitutionnellement consacrée». Il estime qu’il y’a «urgence et péril en la demeure». Ce qui justifie, selon lui, la mise en place au sein du parlement africain, d’une commission ad hoc ayant pour mission de mettre en place tous les dispositifs pour que les ratifications puissent se faire. Il y voit des avantages économiques, commerciaux et sécuritaires.
Le Directeur d’Enda Cacid, Cheikh Tidiane Dièye, se dit convaincu qu’il n’y a aucune alternative que de bâtir l’Afrique dans l’unité. Néanmoins, il reconnait que les difficultés et les défis sont nombreux sur la voie de la concrétisation de ce projet. Partant de ce constat, l’ancien Président du Niger, Salou Djibo, appelle ses compères à joindre la parole à l’acte : «Il est temps d’accélérer la signature du protocole de la libre circulation. L’intégration ne doit pas être un effet de mode ou un simple slogan, c’est un impératif pour le développement et l’unité des peuples. Le temps du discours est révolu, il faut des actions pour garantir à tout citoyen le droit de circuler librement avec ses biens», opine-t-il
Quant à Khabele Matlosa, représentant de la Commission de l’Union africaine, il est d’avis que l’aboutissement du protocole de la libre circulation, du droit de résidence et du droit d’établissement va permettre de réaliser le rêve des panafricains comme Ahmed Ben Bella, Kwamé Nkrumah et Julius Nyerere. Dès lors, il appelle à plus d’implication : «Il est temps d’accélérer la signature du protocole de libre circulation des personnes et des biens pour donner aux citoyens du continent l’opportunité de se déplacer librement, comme c’est le cas en Europe.»
Stagiaire

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