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Malgré les énormes efforts consacrés ces dernières années dans l’Education nationale, la Formation professionnelle et l’Enseignement supérieur, le Sénégal est encore loin du compte. C’est la conviction du chef de l’Etat Macky Sall, qui invite à travailler pour un pacte de stabilité sociale et d’émergence économique afin de stabiliser les secteurs.

Les ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle brassent une grosse partie du Budget national. Selon le Président Sall, près de 1000 milliards F Cfa sur les 3900 milliards F sont consacrés à ces secteurs stratégiques, qui connaissent pourtant d’énormes difficultés. «Ce sont 25% du budget consacrés au seul secteur de l’Education. C’est cela le choix du Sénégal, c’est le mien mais aussi celui de nos partenaires qui nous accompagnent dans ce secteurs», assume Macky Sall, qui avait cette révélation hier lors du Conseil présidentiel sur le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap 2a) pour la relance de l’Economie.
Il faut se rendre compte que d’importantes ressources sont injectées dans ce secteur, qui fait face à de nombreux défis. «C’est cela le problème aussi, la valeur du produit qui sort de l’école sénégalaise mais aussi la stabilité de ces secteurs sociaux», s’émeut le chef de l’Etat. Il a même du mal à se faire une idée sur les raisons de son instabilité. «Plus on injecte des ressources, plus le secteur est instable. Donc c’est là où nous devons ensemble travailler pour un pacte de stabilité sociale et d’émergence économique afin de stabiliser les secteurs», suggère le Président Sall. Il est convaincu que l’Ensei­gnement supérieur, l’Education nationale et la Formation professionnelle devraient se stabiliser «compte tenu des efforts énormes consacrés ces dernières années» pour la revalorisation de la fonction enseignante, l’augmentation de l’indemnité de logement passée de 60 mille à 100 mille francs ainsi que toutes les mesures prises dans le supérieur. Pour Macky Sall, il n’y a plus de raisons que ces secteurs assez bien dotés soient inefficaces. «Maintenant en charge pour l’Etat d’exiger en retour l’efficacité des rendements dans ces secteurs», a dit le chef de l’Etat.
Evidemment, l’Etat doit se projeter sur l’avenir avec l’arrivée de milliers de bacheliers cette année. «Cette année par exemple, ce n’est pas moins de 72 mille nouveaux bacheliers qu’il faut orienter dans les universités publiques. Heureu­sement que l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) assure un certain support de sécurité», se félicite Macky Sall.
Face à l’explosion de la population estudiantine, le Président Sall semble parier sur les capacités inépuisables de l’Uvs, qui connait pourtant de nombreux couacs. Il insiste alors sur la construction d’Espaces numériques ouverts (Eno) et le renforcement de la politique Un étudiant un ordinateur pour promouvoir l’enseignement en ligne. «On a beau en construire encore, évidemment, il va falloir d’autres systèmes qui permettent de continuer le choix que le Sénégal s’est fait qui est un choix de permettre à tous ceux qui le désirent d’avoir accès à l’enseignement supérieur public. C’est un grand défi, ce ne sont pas tous les pays qui le font au monde. C’est notre politique, il faut l’accompagner», rassure le président de la République.

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