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Le porte-parole du gouvernement a, face à la presse hier, présenté le livre blanc des réalisations du régime. Intitulé Sénégal émergent 2012-2017 : Le grand bond, l’ouvrage fait un bilan élogieux du régime du Président Macky Sall durant ces 5 ans à la tête du pays. Infrastructures, éducation, santé, énergie, assainissement, eau… dans tous ces domaines, des résultats ont été obtenus.

Le Sénégal est sur une rampe ascendante et les conditions de vie des populations ont été améliorées durant ces 5 ans. C’est ce qu’a fait savoir hier le ministre, porte-parole du gouvernement, lors de la présentation du livre blanc du régime. Dans cet ouvrage de 200 pages, il est présenté les réalisations du régime du Président Sall de 2012 au mois d’avril 2017. Selon Seydou Guèye, avec le Plan Sénégal émergent (Pse), «des performances économiques inédites avec une grande efficacité des politiques sociales» ont été réalisées. Selon lui, «entre 2012 et 2017, le Sénégal a fait un grand bond en avant». En atteste, à l’en croire, la question de l’énergie. «La Senelec a fait un bénéfice de 30 milliards et vend de l’électricité aux pays de la sous-région. Donc, le défi énergétique qui était là, à l’arrivée du Président Macky Sall, a été relevé. Et le Sénégal est en train de faire partie des pays leaders en matière d’énergie solaire avec ses 4 centrales. Quand un pays part d’une situation de manque à une situation de surproduction, fait des bénéfices, personne ne peut contester que ce pays est en forme dans le secteur de l’énergie», a-t-il affirmé.
C’est aussi ce qui se manifeste par la progression du taux de croissance  du pays. «Quand Le Président Macky Sall a été élu en 2012, le taux de croissance économique était 1.7. Aujourd’hui nous en sommes à 6.7», a-t-il souligné. Cette performance est décrite dans le livre blanc par des photos et les infrastructures en cours de réalisation, comme le Train express régional.  Pour le porte-parole du gouvernement, le fameux Ter a pour vocation «de transporter 120 mille Sénégalais». Louant cette initiative, M. Guèye soutient qu’«un homme politique règle les problèmes de demain». «C’est ça faire de la politique», a-t-il lancé. Le secteur des infrastructures, c’est aussi le niveau de réalisation de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) qui était de 21% en 2012. Aujour­d’hui, le gouvernement parle de 98%. Et Seydou Guèye ajoute à cela la «perspective d’accueillir le premier vol en décembre 2019». D’après lui, «la performance, c’est la création d’Air Sénégal Sa, qui a acheté deux avions». Et d’ajouter perfidement, «du temps de Sénégal Airlines, les avions étaient en location».

«Nous sommes en train de construire notre souveraineté alimentaire»
C’est aussi le même bilan élogieux qui est fait de l’agriculture. Selon Seydou Guèye, «nous sommes en train de construire notre souveraineté alimentaire». A l’en croire, «ces 3 dernières campagnes agricoles ont permis au Sénégal, rien que sur l’arachide, d’atteindre des niveaux de production qui dépassent un million de tonnes récoltées par année». Parlant du riz, il soutient que quand «le Président arrivait au pouvoir, on était à 400 mille tonnes de riz paddy. Aujour­d’hui, on est à 980 mille tonnes de riz paddy, avec l’objectif d’en produire 1 million 600 mille tonnes pour construire notre souveraineté alimentaire». Un autre indicateur de la santé de ce sous-secteur, d’après le ministre, ce sont les bons impayés qui ne sont plus qu’un vieux souvenir. «Le système de financement permet de donner des ressources aux agriculteurs et à tous les intervenants du secteur», a-t-il garanti.
C’est dire donc que si on se fie à ce livre blanc présenté hier, le Sénégal est sur la bonne voie. Du moins, il se porte mieux, comparé à 2012. Parlant de l’assainissement, le porte-parole du gouvernement a rappelé les inondations dans les zones comme la Foire de Dakar, l’hôpital Philippe Magui­lène Senghor, Médina Gounass, Touba, Bambey, etc. D’après M. Guèye, on ne parle plus d’inondation dans ces zones parce que des infrastructures ont été mises en place pour le drainage des eaux.
Même si dans la région de Dakar des pénuries d’eau sont constatées, le gouvernement estime avoir fait beaucoup d’efforts durant ces 5 ans. M. Guèye qui reconnaît «des problèmes de distribution d’eau» soutient que des mesures sont en train d’être prises avec le projet Keur Momar Sarr 2 et celui de dessalement de l’eau de mer. Et le porte-parole du gouvernement d’ajouter : «Dakar fait face à un déficit structurel. Quand on arrivait, il y avait plus de 16 mille m3 de déficit et entre-temps des efforts énormes ont été faits à travers des forages pour approvisionner les populations de Dakar. Le problème de fond, c’est que Dakar est alimentée à partir du Lac de Guiers. C’est justement le problème que nous voulons régler en faisant une production à partir de Dakar.»
dkane@lequotidien.sn

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