PARTAGER

Instituteur et journaliste de formation, Moussa Seydou Diallo vient de faire paraître aux Editions Harmattan son premier ouvrage. Intitulé «Périple solaire», ce livre est un recueil de poèmes dans lequel l’auteur rend hommage à la femme, mère, épouse et sœur à la fois. Il est aussi question dans ce recueil d’amour avec grand A. Cependant, l’auteur aborde aussi des sujets brûlants de la société sénégalaise, reprenant ainsi sa toge de journaliste.

Journaliste et instituteur, Moussa Seydou Diallo ajoute une autre corde à son arc, avec la publication de son premier recueil de poèmes : Périple solaire. Ce recueil est, comme son nom l’indique, porteur d’espoirs. «Le premier titre de cet ouvrage était lueur d’espoir. (Ndlr : Dans le livre, il y a d’ailleurs un poème titré ainsi) Mais au cours de mes discussions avec mon éditeur, on a jugé nécessaire de changer, parce qu’il y avait beaucoup de livres portant ce genre de titre. On a choisi à la place Périple solaire qui suggère un voyage dans lequel on ressuscite l’espoir», révèle l’auteur. A ses yeux, il s’agit de faire renaître l’espoir dans le cœur d’une maman qui l’a tant chéri et envers qui il se sent redevable. Mais au-delà, Périple solaire est un hymne d’espoir adressé à tous. Et l’on retrouve dans les moindres méandres des vers ce rythme teinté d’espoir. «J’ai écrit Périple solaire pour faire renaître ce grain d’espoir», soutient l’auteur qui trouve les mots justes pour s’adresser à la jeunesse «déboussolée» et qui, par manque d’emploi, cherche les chemins de l’eldorado, pensant que l’avenir se trouve de l’autre côté. «J’ai écrit pour dire à ces jeunes que l’espoir est permis. On peut rester ici et réussir, s’épanouir.» Comme le jour commence par les premiers rayons du soleil, la terre qui tourne, qui voyage, et qu’à chaque fois le soleil refait surface, chez le poète Moussa Seydou Diallo, Périple solaire n’est que la promesse d’un nouveau départ, d’un jour qui se lève et sème ses graines d’espoir.

Chant à l’amour et à la femme
A côté de l’espoir, le recueil est aussi pour son auteur une occasion de chanter l’amour. L’amour est qui est ainsi abordé sous différents angles : amour rêvé, (rêve d’une dulcinée), amour aveugle, l’amour incarné par une déesse noir. L’auteur précise toutefois que ce ne sont pas de scénarii qu’il a lui-même forcément vécus. «Ce sont des cas où j’ai été parfois au centre ou témoin. Et j’exprime le sentiment d’un cœur amoureux, d’une personne amoureuse. Le sentiment que l’on éprouve lorsqu’on est face à l’être aimé», affirme-t-il. Prolongeant cette aventure amoureuse, Moussa Seydou Diallo emprunte l’allée de la beauté qui, à son tour, se mue en un chant féminin. Oui, la femme est toujours présente et prégnante sous la plume du jeune auteur. Tenace comme jamais, le cordon qui le lie à la femme est encore visible avec la préface faite par la femme des lettres Andrée Marie Diagne. «Je souligne d’abord que ce livre est dans son intégralité dédié à la femme avec grand F. Femme comme mère, épouse, femme comme amie, sœur et tout. Et à ce titre, ce n’est pas fortuit si j’ai choisi Andrée Marie Diagne comme préfacière de ce recueil. C’est parce que d’abord c’est un professeur émérite, très connu dans le milieu des lettres, et dans le milieu universitaire. Et qui également est fortement engagée dans le combat pour l’émancipation, l’autonomisation de la femme. Elle est sur tous les chantiers, sur tous les combats pour aider la femme africaine de manière générale, particulièrement celle sénégalaise, qu’elle puisse reprendre ses valeurs, et mise au-devant de la scène, pour l’intérêt de l’humanité. C’est pour moi une autre façon de rendre hommage à toutes les dames», indique-t-il.

Le désespoir des enfants
Mais de la femme à l’amour, en passant par les graines de l’espoir semé, le poète ne peut s’empêcher de penser à son milieu et précisément aux enfants, avec lesquels il passe le clair de son temps d’instituteur. Né à Goudomp et servant dans la région de Kédougou, une zone «fortement déshéritée», Moussa Seydou Diallo trouve le prétexte de glisser sous ses vers quelques mots tendres pour sa région, mais il est aussi important pour lui de faire un plaidoyer pour les habitants de sa localité, surtout les enfants. Se mettant dans la peau d’un enfant même pour dénoncer les failles d’un système et la négligence des parents qui omettent de déclarer leurs enfants à la naissance. Sont-ils sans doute plus préoccupés à chercher de quoi les nourrir ? «Tu vois des jeunes qui abandonnent l’école parce qu’il n’y a plus de cantine scolaire. Parce que les parents les y amenaient parce qu’il y avait de la bouffe qui soulageait un peu les parents.» Périple solaire contribuera certainement à faire germer les graines de l’espoir dans leur cœur.
aly@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here