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Le Baccalauréat est un diplôme dont la seule évocation suffit pour troubler le rêve de tout élève. Raison de son investissement durant toute la durée de l’année scolaire.
Au Sénégal, tout parent d’élèves candidats à ce sésame, lui aussi, rêve de jouer sa partition dans cet exercice en mettant ce dernier dans le meilleur des cadres pour sa réussite. Les professeurs ne voulant pas être en reste payent de leur vie privée pour honorer soit leur établissement ou leur image. Pour couronner le tout, l’Etat crée les conditions de déroulement de cette étape cruciale pour les différents acteurs ainsi précités. La finalité est de former un citoyen à même de participer activement au développement de son pays.
Juillet 2017, malheureusement, marquera à jamais l’histoire des concours et examens dans notre pays, car une histoire de fuite d’épreuves du Bac­calauréat est venue perturber pour ne pas dire mettre à nu les impairs notés ces derniers temps.
La justice est en train de faire son devoir, l’Etat à coup sûr ne manquera pas de suivre pour qui connaît combien le président de la République tient au respect des lois et textes qui régissent le fonctionnement d’un Etat.
Beaucoup de questions pour l’instant taraudent l’esprit du commun des Sénégalais. Parmi celles-ci, la suivante : Pourquoi une telle récurrence et ce niveau jamais atteint par ces cas ainsi notés ?
Des fraudes, on en a toujours connu. D’ailleurs, c’est la raison d’être de la surveillance des salles et du corps des surveillants, mais maîtrise en avait été toujours faite. Depuis un an, tous les examens au niveau ont tous été émaillés de fuites et à chaque fois des enquêtes menées n’ont pas abouti.
Moi, je m’interroge maintenant : est-ce qu’il ne serait pas judicieux de voir dans tous les angles l’origine de ce qui a fini depuis aujourd’hui d’assombrir l’avenir de nos enfants ici et ailleurs, car je devine déjà les réticences des universités étrangères à accepter, comme jadis, nos bacheliers ? Chez nous, on dira toujours à nos futurs étudiants, pour les égratigner, que leur sésame est altéré.
Nos politiciens dans un passé récent ont montré suffisamment de preuves d’irresponsabilité, de maque de patriotisme et d’envie aveugle d’accéder au pouvoir.
Cela fonde ma préoccupation à chercher à savoir s’il n’y a pas une main cachée d’opposants dans ce qui est convenu d’appeler de coup mortel dans notre système éducatif. Cela, dans le seul but d’assommer ou de saper le bilan du régime actuel. On ne doute guère que la politique est animée dans sa majorité par des gens venant du système de l’enseignement
A force de montrer leur insuffisance en matière de propositions de qualité, le Peuple sénégalais s’est aujourd’hui démarqué de ses politiciens de métier en mal de programme.
Si et seulement cette suspicion venait à se confirmer, alors c’est toute cette catégorie en quête permanente de postes, d’avantages et de prébendes qui serait disqualifiée et convoquée devant le jury du Peuple.
Fuites ou fraudes, en tout cas notre système éducatif naguère envié, copié et adulé et désormais rejeté ne s’en relèvera pas sans cicatrices.

Hamidou NDAO
Membre structure
des cadres de l’Apr

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