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Le leader de Pastef veut des explications du gouvernement sur des «cas supposés d’escroquerie sur deniers publics et virements illégaux de fonds publics» à la Banque islamique du Sénégal. Sonko fait état de plus d’une vingtaine d’opérations d’indemnisations au profit de tiers privés, réalisées par le biais de ces mécanismes pour un montant de plus de 92 milliards.

Une semaine après avoir déposé deux Questions écrites sur «l’affaire Terme Sud» et sur «les conditions de cession définitive ou provisoire d’immeubles bâtis de l’Etat», Ousmane Sonko a encore interpellé le gouvernement, à la date du 23 octobre, sur deux autres points dont l’un pourrait faire beaucoup de bruit. Il parle de «cas supposés d’escroquerie sur deniers publics et virements illégaux de fonds publics». Le leader de Pastef accuse le gouvernement en ces termes : «Vous avez ouvert auprès de banques privées de la place des comptes fortement alimentés par des fonds publics et dont l’objet est de vous permettre de trouver des ‘’solutions financières’’ avec lesdites ban­ques, pour notamment effectuer des paiements ‘’au titre des indemnisations relatives aux expropriations foncières pour cause d’utilité publique’’.» Il cite deux comptes ouverts dans les livres de la Banque islamique du Sénégal (Bis), l’un intitulé «Programme de défense des intérêts économiques et sécuritaires du Sénégal (Pdies)» et l’autre «Expropriation Etat». Sonko fait état d’un autre procédé relatif «aux ordres de paiement, émis par les chefs des bureaux des Domaines, au Payeur général du Trésor pour le règlement d’indemnisations au profit d’expropriés sur la base de crédits budgétaires notifiés par le ministre de l’Eco­nomie et des finances». Sur cette question, il dit avoir connaissance de «plus d’une vingtaine d’opérations d’indemnisation au profit de tiers privés, réalisées par le biais de ces mécanismes pour un montant de 92 milliards 299 millions 127 mille francs Cfa». Or, souligne l’ancien inspecteur des Impôts et domaines, «en l’état actuel de nos investigations, il s’avère que beaucoup de ces indemnisations ne sont assises sur aucune justification légale, mais plutôt sur un vaste système d’escroquerie». Par conséquent, l’opposant veut des explications du gouvernement sur «ce qui motive l’ouverture de ces comptes», «la chaîne de responsabilité et de complicités administratives et politiques à la base de ces opérations», entre autres.
Sur la question écrite relative à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle, le candidat arrivé 3ème à la Présidentielle de 2019 veut des éclaircissements sur «l’orientation des nouveaux bacheliers», «la dette due aux établissements privés d’enseignement supérieur», «l’évaluation des réformes de l’enseignement supérieur»… Et il promet de revenir «dans quelques semaines pour une série de points de presse» sur toutes ces questions.

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