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Entre les modalités d’organisation des Locales et l’évaluation de la Présidentielle de 2019, les acteurs réunis autour du dialogue politique ne se sont toujours pas mis d’accord. Mais le président du dialogue politique estime que la majorité s’est dégagée sur la question des Locales comme prioritaire.

Le dialogue politique avance à pas de caméléon. Depuis le lancement des travaux le 31 mai dernier, les acteurs, sous la conduite du général Mamadou Niang, peinent à s’entendre sur les questions à aborder. Les Locales semblent prioritaires parce que le calendrier électoral n’attend guère. Déjà, l’on est dans les délais édictés par le Protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance. Pour des Locales jusqu’ici fixées au 1er décembre, il urge de fixer les modalités d’organisation. «Tout le monde dit qu’il faut des réformes comme l’élection du maire au suffrage universel. Cela va nécessiter une réforme du Code électoral. On voudrait aussi que le président du Conseil départemental soit élu dans les mêmes conditions. Il y a aussi l’introduction du parrainage. Il faut qu’on en parle», a dit Ousmane Badiane, plénipotentiaire de la majorité. Le coordonnateur du Pole des non-alignés est du même avis. «Nous pensons que la question la plus urgente, c’est celle des élections locales qui sont fixées au 1er décembre. Les parrainages ont commencé. On va vers une révision exceptionnelle des listes électorales. Cela va engager beaucoup de dépenses. Aujourd’hui, on sait que le Code électoral, tel qu’il est, ne nous permet pas d’aller à des élections libres et transparentes», déclare Déthié Faye. Cette idée enchante majorité, non alignés et Société civile. Mais c’est aussi l’avis de la Commission cellulaire qui a recommandé la même chose, c’est-à-dire l’urgence de discuter des Locales.

Gl Niang : «Nous vous proposons de commencer par les Locales»
D’après des personnes ayant participé au huis clos, le général Niang a indiqué que mardi prochain les acteurs vont attaquer les termes de référence par la question des Locales. «C’est parce qu’il y a ces élections que le problème se pose. Encore une fois, nous vous proposons de commencer par ce point (sur les Locales) parce que d’une part, la majorité s’est dégagée et, d’autre part, c’est plus logique pour l’intérêt du Sénégal. On va suspendre la séance jusqu’à mardi, mais si on revient, on va commencer par ce point», a décrété le président de la Commission cellulaire du dialogue politique. Selon nos interlocuteurs, l’ancien ministre de l’Intérieur a avancé «l’urgence des Locales» pour asseoir sa préférence à ce point.

L’opposition campe sur ses priorités
Mais un vent d’objection continue de souffler dans le Pole de l’opposition. Déthié Fall et ses camarades soulignent que «le Sénégal sort d’une élection présidentielle très contestée au bout de laquelle les candidats de l’opposition n’ont pas félicité celui qui a été déclaré vainqueur». Par conséquent, ils proposent l’évaluation du parrainage et l’audit du fichier électoral pour ne pas revivre les mêmes contentieux électoraux. Le général Niang leur a donné une semaine pour réfléchir sur de «meilleures propositions». La position de l’opposition «traduit une volonté à ne pas aller aux élections», analyse Ousmane Badiane, par ailleurs chargé des Elections à la Ligue démocratique (Ld).
bgdiop@lequotidien.sn

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