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Ils sont nombreux à perturber sa vision sans apporter une valeur ajoutée à la bonne marche du pays. Ils encombrent et gênent le chef de l’Etat parce qu’ils se réclament d’une certaine légitimité politique historique. Ils ombragent le président de la République par leur incompétence professionnelle et leur incapacité à bien assumer les missions assignées. Ils surchargent le Premier ministre à cause de leur inaptitude à résoudre les problèmes quand la grogne sociale s’intensifie. Un Premier ministre fatigué d’intervenir régulièrement en sapeur-pompier pour éteindre le feu, rétablir l’ordre et la confiance.
Le président de la République est résolument déterminé à résoudre les problèmes du Peuple sénégalais, surtout les questions qui engagent la génération future. Malheureusement, les affaires avancent difficilement à cause de ces contraintes majeures qui risquent de rendre inopérante la vision qu’il a indiquée. Ils nous coûtent trop cher et n’apportent aucun soutien technique et politique considérable au président de la République.
Il urge que le chef de l’Etat assainisse le système et engage le changement en vue de reconsidérer plus efficacement la prise en charge des politiques publiques. Mettre des hommes et des femmes capables de comprendre les orientations, concrétiser la vision en apportant des solutions rapides aux problèmes. Il ne s’agit pas de s’enfermer avec les documents dans les bureaux, il est question d’avoir une équipe capable à tout moment de confronter l’opposition dans un débat public pour défendre les voies indiquées par son Excellence le Président Macky Sall sur les questions économiques, financières et sociales.
L’adversaire politique n’est pas un ennemi, il faut oser débattre avec lui sur ce que nous avons en commun. Ne pas l’insulter, mais l’écouter respectueusement. Le Peuple sénégalais adhère aux idéaux et à la démarche du chef de l’Etat grâce à ses ambitions réalisées par le Pudc, Puma et autres. Il est temps que le chef de l’Etat prenne ses responsabilités pour extirper cette charge improductive et coûteuse, afin de reconquérir tout l’électorat perdu aux Législatives.
Il faut nécessairement redresser la démarche en 2018, en prenant les mesures suivantes :
Se débarrasser de ce groupe encombrant et improductif qui coûte très cher à l’Etat ;
Demander au ministre de l’Economie, des finances et du plan de faire des ponctions de 30% sur le budget de fonctionnement de certaines institutions et agences budgétivores ;
Apporter des solutions aux revendications syndicales le plus rapidement possible ;
Auditer régulièrement le budget de fonctionnement des administrations publiques et veiller à sa rationalité.
Mettre en place un système de congé fiscal de courte durée pour permettre la relance les entreprises nationales ;
S’engager résolument pour une rationalisation de la masse salariale et la dette ;
Mettre en place un Conseil consultatif des finances publiques qui aura pour mission de veiller sur l’utilisation de nos ressources financières sur les projets d’envergure ;
Créer une solidarité budgétaire surtout pour le secteur de la santé, une des préoccupations majeures des Sénégalais ;
Mettre une Administration publique à haute performance pour satisfaire les attentes du Peuple, surtout les usagers ;
Supprimer les rencontres inutiles, séminaires et cérémonies qui coûtent très cher à l’Etat, car c’est le temps de l’action ;
Exiger du gouvernement d’atteindre dans les délais les objectifs fixés et communiquer sur les réalisations ;
Changer en permanence les équipes pour chercher la haute performance ;
Mobilisation générale pour la sécurité nationale.
En somme, nous devons mener un combat citoyen pour préserver les acquis démocratiques et économiques en conduisant toutes les réformes nécessaires. Nul n’ignore que le Président sera seul devant le Peuple en 2019. Il sera comptable et responsable de son bilan. C’est pour cela qu’il doit prendre sans état d’âme les mesures nécessaires pour redresser la marche des affaires publiques avant qu’il ne soit tard. La réussite du Pse dépend de notre détermination à travailler exclusivement pour l’intérêt général dans la continuité et le sérieux. C’est pour cela qu’il faut que nous positivions les critiques, ayons de la générosité et la tolérance dans la marche vers l’émergence. Nous devons éviter d’attiser les conflits politiques et perdre de vue l’intérêt national.
Ce premier mandat du président de la République a pour objet de poser les fondamentaux pour une transformation intégrale de l’économie, la sécurité et le social. Dans trois ans et si tout va bien, le Peuple sénégalais verra de nouvelles et belles choses. Les fruits du Pse tomberont sur tout le territoire et les conditions de vie des populations s’amélioreront progressivement et qualitativement. Il est de la responsabilité des acteurs politiques et économiques de soutenir les projets retenus dans le Pse en développant une logique d’innovation et de bonne gouvernance pour l’intérêt supérieur du Sénégal.
Pour ce faire, le pays a besoin de la stabilité sociale et politique, travail bien fait et patriotisme – seules conditions valables pour garantir l’émergence. Le développement économique et social est pénible et demande beaucoup de sacrifices, car les étapes sont coûteuses et longues ; il faut de la patience et beaucoup de sérénité. Le chef de l’Etat veut que la qualité des politiques publiques, l’efficacité dans les actions, le consensus dans le travail, la participation des citoyens et l’écoute de leurs besoins fondent la nouvelle démarche et remodèlent la conscience de tous.
Aujourd’hui, les performances macro-économiques sont visibles et vérifiables : 6,3% du Pib en 2015 – 6,5% en 2016 – 6,8% attendu en 2017 avec une inflation maîtrisée et 7% projetés en 2018. Nous ne sommes pas à l’heure des contestations politiques ou polémiques stériles, c’est le moment d’abandonner le débat sur la conquête du pouvoir politique et se concentrer sur la consolidation des fondamentaux de la Nation ainsi déclinés dans le Pse.
Je termine en citant Jean Jacques Roqueplo : «C’est en mesurant le chemin parcouru que l’on apprécie mieux l’effort qui reste à faire et les orientations à prendre.»

Alpha YOUM
Spécialiste de Gestion publique et Droit social
Président de l’Apc

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